Retombées sponsoring du buzz David Mac Askill

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La vidéo a été mise en ligne dimanche 19 avril et a depuis fait le tour du web, créant un véritable buzz autour du talent de Danny MacAskill. Ce soir le film dépassera sans doute les 7 millions de vues et, à l’instar du rider, cette situation réjouit les sponsors que l’on découvre à la fin de la séquence. Alors que le parrainage des sportifs est une technique marketing courante et largement répandue, le marketing viral permet lui aussi d’avoir des retombées très importantes pour les marques. Le potentiel des deux moyens de communication ne devrait pas être sous-estimé par l’industrie du cycle qui a l’habitude de ne s’adresser qu’à une niche de pratiquants.

Les logos visibles à la fin de la vidéo mise en ligne par Inspired Bicycles sont connus des spécialistes du VTT : Hope fait des composants, AtomLab est spécialisé dans les roues, TartyBikes distribue des vélos et du matériel de trial dont la marqueInspired, et The Clan est un regroupement de trialistes anglais. Grâce à la vidéo du très talentueux Danny, elles bénéficient d’une exposition extraordinaire qui fait monter leur notoriété en flèche.

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La raison principale qu’a une marque de sponsoriser un athlète avec ses produits est de susciter de l’intérêt et d’augmenter les ventes de la marque” explique Matt Andrews, directeur marketing du distributeur spécialiséIson Distribution. Lui-même parraine le rider Sam Pilgrim pour qui il développe des produits spécifiques. Lorsque ce dernier a remporté le concours de saut-de-bosses Qashqai London, l’intérêt du public pour le matériel utilisé a augmenté, et les ventes de ses marques ont immédiatement suivi. Matt Andrews précise bien que “cela ne concerne pas les composants en particulier parce que c’est la marque dans son ensemble qui bénéficie de l’exposition accrue“, et c’est toute la gamme qui en profite.

Le créateur et directeur de la marque Inspired, David Cleaver, admet qu’il a été surpris par le succès de la video. Après avoir créé l’entreprise en 2007, il a commencé par parrainer des riders comme Danny MacAskill pour se faire connaître dans l’univers du trial. “Si vous engagez du temps et l’argent dans le parrainage d’un athlète, il y aura sans aucun doute des retombées bénéfiques en terme de ventes” dit-il au site bikebiz.com, tout en admettant qu’il est très difficile de les quantifier.

La technique de diffusion par la vidéo présente beaucoup d’avantages pour les marques de l’industrie du cycle urbain et freestyle. Ainsi, le directeur de la marque Charge considère “les vidéos en ligne comme une des formes de marketing la plus efficace pour Charge“.Selon Nick Larsen, l’atout principal de ce média est que cela montre les produits lors de leur utilisation, ce qui “motive et donne envie de rouler“. Ce sont effectivement les pratiquants qui sont visés et le sponsoring permet aux marques de s’intégrer au milieu afin de mieux connaître les besoins des consommateurs.

Danny Mac Askill

L’entreprise Upgrade Bikes, qui distribue différentes grandes marques spécialisées sur le marché anglais (Reynolds, Kinesis, Oval Concept etc.) profite également du buzz puisque son portefeuille de marques comprend AtomLab, dont les roues équippent Danny Mac Askill. Le directeur marketing admet que “le fait qu’il y ait le logo AtomLab à la fin de la vidéo YouTube aura sans doute un effet sur le futur de la marque“.

L’innovation par SRAM (développement du groupe XX)

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A l’occasion de la sortie de son groupe XX, top de la gamme cross-country du groupe américain, je vous propose un zoom sur leur processus d’innovation et de développement. En associant (enfin) quatre de ses meilleures marques (SRAM pour les vitesses, AVID pour les freins, ROCK SHOX pour la suspension et TRUVATIV pour le pédalier), quelques 80 personnes ont travaillé pendant 2 ans en collaboration avec leurs athlètes (Florian Vogel, Julien Absalon, Todd Wells… excusez du peu!) et clients pour sortir le produit actuel, qu’ils disent révolutionnaire…

Au début de l’année 2007, l’équipe de SRAM lance l’idée d’un pédalier double-plateau 2×9 et c’est Julien Absalon qui testera l’idée en premier puisqu’il effectuera sa saison 2007 avec un pédalier Truvativ Noir modifié pour du 2×9 vitesses. En juillet de cette année, SRAM commence le véritable développement d’un groupe complet avec dix-huit vitesses. En septembre, SRAM en parle aux équipes Team Swisspower-Scott et Team Orbea de Julien Absalon et les premiers prototypes sont réalisés puis testés en novembre de la même année.

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En 2008, Absalon et les coureurs de Swisspower continuent de courir en 2×9, visiblement satisfaits du système. En juin 2008, SRAM commence à communiquer des détails techniques à ses principaux clients(les Original Equipment Manufacturers, ou OEMs que sont tout simplement les marques de vélo montés). En août, SRAM finalise le design des composants et le présente, dans le plus grand secret, à ses meilleurs clients lors du salon Eurobike de Friedrichshafen le mois suivant. Le nom XX ansi que le logo sont définitivement adoptés en novembre, alors même que SRAM sélectionne quelques-uns de ses meilleurs athlètes pour participer de manière plus poussée aux tests finaux, qui vont s’achever en mai 2009.

Pendant ce temps, ils auront testé les prototypes à l’entraînement et en compétition et visité les locaux de SRAM afin de donner le meilleur retour aux américains. Alors que SRAM présentait officiellement son groupe à la fin du mois de mai de cette année, les usines tournent à plein régime depuis quelques jours afin de pouvoir livrer les premiers clients en juillet. Le résultat est -objectivement- bluffant. Un groupe à l’esthétique réussie, et -paraît-il- très efficace. Certes le prix est exhorbitant (USD 2,430… sans la fourche), mais SRAM a visiblement voulu faire un groupe parfait sans trop veiller aux coûts. Sans doute que le prix baissera au fur et à mesure du temps, des améliorations et de l’amortissement des investissements réalisés. Enfin, quand on pense qu’il faut 9 heures pour réaliser la cassette X-Dome, on comprend un petit peu mieux que ce groupe ne s’adresse qu’aux perfectionnistes !

Horgan-Kobelski (Subaru-Gary Fisher) et Schurter (Scott-Swisspower)

Plus d’informations, le site réalisé spécialement par SRAM est très bien fait, ou allez voir les très nombreux articles consacrés au sujet.

Bikes, branded by the automotive industry…

The link between the automotive and bicycle industry is obvious : using man-made technology to get you from A to B as fast as possible, or at least faster than by foot or on a horse ! Since then, numerous automotive brands issued bikes with more or less commitment, and here are some of these bikes :

Ferrari : one of the most prestigious car manufacturers teams up with the Italian Colnago for several years now, which undoubtfully makes sense, as opposed to some of the following bikes. This year’s bike CF7 which is presented on the video on the left once again demonstrates the craftmanship of Colnago (handmade in Italy) and the design and engineering skills of the Ferrari crew in Modena. Only 99 copies will exit Colango’s factories in 2009, at a price of USD 17,500 each (of course!).

Mercedes-Benz MTB

The noble German car manufacturer Mercedez-Benz is back in bike business ! In collaboration with ADP Engineering (the company based in Dietzenbach that also engineers Rotwild bikes), the merchandising branch MB Accessories GmbH created this high-end full-suspension mountainbike, as well as road bikes and foldable bikes which look as awesome as this Trailblazer model. The bikes are limited editions and sold only in Mercedes-Benz venues around the world, asking some USD 4,000 for the mountainbike that you can see here. If you want to purchase one of the numerous bikes that the German offer, check this out !

Gary Fisher

Subaru also shows some interest in cycling. The japanese car brand owned by Fuji Heavy Industries Ltd. will outsource the production of its XB steel hardtrail to a japanese company. The 99 available bikes can only be ordered and will cost about UDS 3.900, which I find quite expensive for a chromoly hardtrail. The guys from the Subaru-Gary Fisher MTB Team are cleverer using high-end Gary Fisher bikes for their races in America, as the French riders from the Subaru MTB Pro Team use Mondraker downhill machines !

Porsche P/B Storck

Porsche doesn’t only produce cars, but also markets numerous other products like mobile phones, watches, luggage or fashion via the brand Porsche Design. The bikes are nowadays manufactured by Storck, since the former supplier Votec ran out of business. Porsche gives them the specifications and thanks to their famous know-how, Markus Storck and his team produces the over-priced but gorgeous bicycles.

Land Rover Vorbano

Still on the top level of the range, the Brits from Land Rover make surprisingly good mountain bikes as well as urban and city bikes. Once again, production is entrusted an external supplier, in this case 2×2 Worldwide, official licensee for Land Rover on the bike business and known in the UK for distributing Vario mountain bikes from France. The official website shows how serious Land Rover takes the sidestep into the two-wheel industry, offering a range going from a beefy downhill competitor with internal shifting to a carbon XC racer called Vorbano.

Another example is given by Chrysler’s brand Jeep [web]. The bikes are low-priced and sold on the mass market (like the retailer giant Carrefour for France) and the product range doesn’t make much sense. I think they could have exploited their “offroad”-image in a better way to build up a strong brand image on the bicycle market, but the products are still acceptable. Jeep bikes are assembleded by the French company Planet Fun based in Périgny near La Rochelle (France) who acquired the rights for using the name directly at Jeep. As I said, Jeep bikes are sold in Carrefour supermarkets in France and the company specialized in cheap bike assembly, but they also assemble higher-priced bikes like Mongoose (license).

The French Peugeot makes bikes for real, and their track record in the bike industry is quite impressive. Since 1886, when the frenchman Armand Peugeot launched production of a bicycle in the factory of Beaulieu, Peugeot manufactures bikes as well as scooters. When facing difficulties in the 80’s, the bike business was sold to Cycleurope (Gitane, Raleigh, Bianchi etc.) but rapidly they brought back bike assembly to Mandeure, where Cycles Peugeot still assembles its bikes. Today, Peugeot bicycles are sold in the retailer network of the car manufacturer.

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The first stupid licensing comes from the Italian Tonino Lamborghini. Like the example above, the bike is sold under the control of the merchandising company of the automotive brand. The merchandising branch Tonino Lamborghini was founded by the son of Ferruccio Lamborghini (founder of Automobili Lamborghini in 1963), and sells various products like fashion goods, tools and even an energy drink [see here]! This bike is sold on the mass market, if you live in the UK you just will have to run into the next Tesco store [webstore]. The “Toro” is available in an awful green and costs £240, and certainly isn’t “worthy of the Lamborghini brand” as Tesco says in the product description.

The “GMC Topkick Dual-Suspension” mountainbike is distributed by Kent Bicycles who seems to specialize in selling cheap bikes on the US market under prestigious names like GMC (General Motors Truck Company, currently selling SUV’s in America and the Middle-East), Cadillac or… Tonino Lamborghini.

I can’t finish this thread without talking about brands from the automotive industry sponsoring the bike business. When I think about cycling, I can’t avoid the commitment of Skoda in numerous road races (Tour de France since 2004, UCI Road World Championships etc.) and pro cycling teams (Euskadi-EuskaltelCervélo Test Team etc. or see [here]). According to the Czech brand owned by Audi AG (owned by the Volkswagen Group), the global partnership with cycling improves brand image, brand knowledge and of course in allows them to introduce new models. Furthermore, we can quote Nissan who sponsors many famous events[Nissan UCI Mountainbike World Cup worldwide, Nissan MTB in northern Europe etc.].

XC_Madrid

None of the automotive giants makes bikes from A to Z, but who does this anyway nowadays? We can see in these few examples that some of them make gorgeous bikes, allocating eingineering and marketing ressources to issue high-end products. As the cars, the bikes are status symbols which can be sold overpriced to wealthy customers. For the others, it seems to be all about selling a name to the next best company and walking away. As a bike enthousiast, I don’t really understand the strategy of the second group. Raising brand awareness or even brand loyalty can’t be their main intention, does it?

Johan Le Bon, breton plein de promesses

Champion du monde junior 2008

Courtisé par Garmin et Quick-Step, Johan Le Bon signera en ce 24 juillet son premier contrat pro au sein de l’équipeBretagne-Schuller. L’équipe bretonne qui court en Continental (équivalent de la 3è division européenne) accueillera donc le grand prodige du cyclisme français dans ses rangs juste après les Championnats de France de Saint-Brieuc, ville dont il est originaire. Une occasion rêvée de remporter le titre Espoirs pour ce jeune homme de 19 ans qui privilégie ainsi la progression et l’apprentissage aux sirènes de l’argent qui provenaient de Belgique ou des Etats-Unis.

Alors qu’il sort tout juste des rangs juniors, Johan Le Bon domine déjà de nombreuses courses de 1è catégorie (dernier niveau avant les professionnels) et internationales Espoirs. Au sujet de sa prestation à la Flèche Wallonne Espoirs 2009, le site actu24.be parle “du Tricolore qui réalise démonstration sur démonstration dans les côtes du parcours” . Le jeune homme avait signé en 2008 un pré-contrat avec Bretagne-Schullerpour pas que je signe ailleurs“, comme il dit lui-même. Alors qu’il ne devait passer professionnel qu’en 2010, ses résultats et la bonne entente avec l’équipe lui permettent de signer son contrat dès cette semaine dans la salle de presse des Championnats de France de cyclisme, à St Brieuc. Le contrat devrait le lier à la formation créée en 2005 par l’industriel Jean Floc’h, jusqu’en 2011.

C’est l’année dernière, en 2008, que le jeune Breton s’est construit un palmarès mondial en gagnant presque tout ce qu’il y a à gagner chez les  – de 18 ans. Sous les couleurs de l’UC Briochine, il remporte d’abord des courses régionales, se distingue sur des fédérales juniors pour ensuite exploser au niveau mondial :

Champion du Monde Juniors à Cape Town (Afrique du Sud)

Johan Le Bon passe la ligne

Champion d’Europe Juniors à Arrona (Italie)

Champion d'Europe juniors 2008

Victoire à la Classique des Alpres Juniors (course organisée par ASO, organisateur du Tour de France)

Victoire dans un temps exécrable

Victoire obtenue de haute lutte

  • Victoire à la Ronde des Vallées Juniors
  • 3è aux Championnats du Monde Juniors de contre-la-montre
  • 3è du Tour d’Istrie, internationale Juniors (Italie)
  • etc.

Sacré Vélo d’Or Junior 2008 par le magazine Velo Magazine, il décrit lui-même sa saison comme “formidable“. On voit ci-dessous l’ancien professionnel Salva Vilchez (VC Pontivy) se désoler de “devoir battre” Johan Le Bon lors de la 11è étape de la Ronde Finistérienne, à Kernouès.

Défaite au sprint face à Salva Vilchez

Depuis ses débuts en Espoirs (18-23 ans) cette année, Johan Le Bon a confirmé les attentes placées en lui puisqu’il se place sur les classiques bretonnes et sur d’autres courses du calendrier national et international. Dans l’ordre, cela donne :

  1. Troisième sur la Flèche de Locmine, remportée par Salva Vilchez que l’on voit ci-dessus
  2. Victoire à Plaintel-Plaintel
  3. Victoire à l’Etoile de Tressignaux
  4. Troisième du Chrono d’Or, épreuve réssemblant les meilleurs coureurs amateurs de contre-la-montre en France
  5. Victoire au contre-la-montre du Loire-Atlantique-Espoirs le 17 mai
  6. Victoire au classement général de la Coupe des Nations Ville Saguenay (Coupe du Monde Espoirs)

Ce Breton pur et dur (plat préféré : crêpes et cidre!) a un sens inné de la course et le talent de pouvoir transformer toutes les situation en victoire, ce n’est pas pour rien qu’il affirme être contre l’utilisation des oreillets dans le peloton. Son pèreDominique, ancien professionnel au sein de l’équipe La Redoue-Motobécane, le conseille dans sa jeune carrière et l’aide à gérer les nombreuses sollicitations auxquelles il doit faire face. Aujourd’hui propriétaire d’un magasin de cycles près de Lannion, Dominique Le Bon équipe son fils de vélos sur mesure de la marque maison Slancio. Ce partenariat informel prendra fin dès juillet où Johan Le Bon devra rouler sur les vélos MBK de son équipe professionnelle.

Le Bon et Joël Blévin

Sur le vélo, sa classe impressionne bon nombre de ses adversaires, et profitera sans aucun doute à l’équipe Bretagne-Schuller qui évolue un peu sous l’ombre de l’autre formation bretonne, Besson Chaussures-Sojasun, depuis le début de l’année. Excellent rouleur, redoutable grimpeur et très solide dans les courses par étape, Johan Le Bon se dit râleur et éternel insatisfait : cela nous rappelle un certain Bernard Hinault

Le fixie, dernier hype dans les villes

Même si j’étais le seul à m’y intéresser, j’avais déjà remarqué ces vélos lors de notre semaine à New York, en octobre 2007. Ces montures dépouillées de toute “fonctionnalité” (roue libre, vitesses, freins !) ont pourtant un certain charme, et pour cause. C’est maintenant une des dernières tendance en matière de déplacement en milieu urbain, mais il n’est pas donné à chacun de maîtriser un tel vélo à pignon fixe, surtout dans une circulation imposant des changements de rythme et de direction fréquents. Plus qu’un moyen de mobilité, il s’est créé aujourd’hui toute une communauté autour des fixed-gear bicyles.

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New York City (octobre 2007)

Nés au Royaume-Uni où certains cyclistes utilisaient le même vélo pour les courses sur route, sur piste (pignon fixe obligatoire), les contre-la-montre et les déplacements urbains , les fixies sont très populaires en Amérique du Nord. Ils ont notamment été popularisés par les coursiers cyclistes, qui cherchaient un vélo abordable et pratique (track-standing, ou sur-place), nécéssitant peu d’entretien. En plus, le fait de supprimer tout le superflu permettait de réduire le risque de vol et leur donnait donc la possibilté de laisser la bicyclette en bas du building, le cadre attaché au panneau par une grosse chaîne.

 

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New York City (octobre 2007)

Les fixies sont presque toujours des vélos de piste “recyclés”, tubes en acier uni quand ils ne sont pas recouverts par du ruban adhésif. En effet, la récupération et le système D sont la règle. Loin d’être une question de moyens matériels, c’est surtout un style qui s’est imposé. Je ne pense pas que le coursier sur le droite de la photo sache que son maillot est celui de la Diquigiovanni et date de la fin des années 90. Autre détail frappant: les “spoke cards“. Ces cartes de tailles et formes diverses que les bike messengers coincent entre les rayons des roues sont aujourd’hui porteurs de messages de commémoration pour des messengers décédés, de messages politiques ou tout simplement des oeuvres d’art.

La communauté fixie est très hétéroclyte et adepte de l’old school. Non-seulement leurs vélos sont souvent assez anciens, mais les maillots Solo au look vintage ne sont qu’un exemple du succès du style old-school popularisé par les coursiers cyclistes de l’Amérique de Nord. J’ai lu dans un Vélo Magazine d’il y a un an ou deux un article sur le succès des vélos au Japon, le cycliste sur la photo portait un maillot “Brooklyn”, de Solo.

Un dernier aspect de fixies est leur maniabilité qui ne permet pas seulement de faire du sur-place, mais également de faire des figures et de jouer au vélo-polo! Comme à San Francisco , les passionnés organisent des compétitions de “skid, ou “coasting“. Le but est de faire le plus long dérapage et bloquant la roue arrière et en se penchant en avant pour minimiser la force de freinage de la roue arrière, c’est très impressionnant. Le second type de contest est aussi une discipline officielle de la FFC: le bike-polo [watch].

L’effet de mode est lancé, ce qui va sans doute conduire pas mal d’industriels à en profiter. Une des marques déjà bien présentes est le constructeur allemand USED (“urban steel bikes“). Ca vaut bien le coup d’acheter un vélo au look usé, surtout lorsque la mode est au récupérage… Remarque : mes grands-mères disent la même chose à propose de mes jeans délavés.

Qui parrainera l’équipe de Lance Armstrong ?

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Il paraît que Lance Armstrong veut fonder son équipe (sans blague). En fait il en a déjà une : Trek-Livestrong, qui rassemble des jeunes espoirs américains dont le sensationnel Taylor Phinney, récent vainqueur de Paris-Roubaix Espoirs, que Lance a pris sous son aile depuis quelques années maintenant. Nul doute qu’une éventuelle “équipe Armstrong” aura pour partenaires Trek Bikes et Livestrong. Mais aujourd’hui, il faut avoir des gros moyens pour monter une équipe de stars (les russes de Katiusha ont un budget de 30 millions d’euros, contre 1,5 millions pour l’équipe Bretagne-Schuller du champion de France Dimitri Champion), et ceux d’Oracle pourraient assurer le financement suffisant, c’est du moins ce que l’on est en droit de croire en allant sur www.oraclecycling.com . Le fait que le logo ne soit pas exactement l’actuel logotype d’Oracle Corp est assez normal, puisque l’entreprise n’aurait pas intérêt à découvrir son jeu trop tôt, surtout en plein Tour de France. Il est intéressant de remarquer que ce même site apparaît sous le nom de domaine radsport.com (l’équivalent de “cyclisme.com”, en allemand). Un partenaire allemand?

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Dans un contexte économique difficile, surtout pour le parrainage sportif, Lance Armstrong aurait du mérite de trouver les partenaires nécéssaires à la constitution d’une équipe sérieuse. En même temps, sa popularité outre-atlantique lui ouvre beaucoup de portes et son parcours exceptionnel lui a permis de se constituer un carnet d’adresses. De plus, le risque “image du cyclisme” qui a fait capoter de nombreux parrainages d’équipes cyclistes est diminué, grâce à l’image de Lance Armstrong. La lutte contre la cancer et l’histoire personnelle du coureur américain pourraient rendre uninvestissement attractif.

D’autres noms sont cités : Nike, Apple et même Google… Allons nous assister à une bataille des géants de la technologie (Garmin-Slipstream / Columbia-HTC / Oracle?) sur les routes de France en juillet prochain? Johan Bruyneel, actuel manager d’Astana, semble vouloir suivre Lance dans une telle aventure, et Contador ?

Affaire à suivre…

23/07/09

Raté! C’est finalement la Radioshack Corporation qui sponsorisera l’équipe à partir d l’année 2010. La société américaine, basée à Austin (la ville dont Lance Armstrong est originaire), sponsorisera une équipe dans laquelle Armstrong ne sera pas seulement actif en tant que cycliste, mais également triathlète et coureur (à pied), discipline dans lesquelles il a toujours excellé. Le but principal est bien entendu de participer au Tour 2010… si ASO (Amaury Sport Organisation, organisateur de nombreux évènements sportifs) daigne inviter l’équipe.

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L’équipe sera gerée par Capital Sports & Entertainment (CSE), qui gère déjà l’équipe Trek-Livestrong dont on a parlé au début de l’article, et qui était jadis la société derrière l’équipe Discovery Channel. D’après le site BikeRumor.com, l’enseigne distributrice de produits high-tech a besoin d’améliorer son image, mais on est en droit de se demander de l’efficacité d’un parrainage cycliste pour atteindre un tel objectif. Travaillant à la Fnac en ce moment, je vois bien qu’un service est important dans la vente de produits technologiques. RadioShack avait tenté l’aventure en France dans les années 90 (sous le nom “Tandy”, dont il ne reste aujourd’hui qu’un seul magasin à Marksem, Belgique). Le site OracleCycling n’était-il qu’un fake? Le site du Team RadioShack en tout cas, reste à construire…