SAP, avec “Business by Design”, veut retrouver une nouvelle dynamique

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C’est un article paru dans Les Echos d’hier qui a attiré mon attention. Dans SAP, le temps de la reconquête, le correspondant du journal à Francfort se penche sur la stratégie sur laquelle SAP parie pour trouver des nouveaux relais de croissance. Après divers problèmes, comme la tentative – rapidement avortée – d’augmenter le prix des licences des logiciels, SAP doit aujourd’hui prouver qu’elle est capable de s’adapter aux besoins de ses clients… et de réveiller le cours de bourse. Continue reading →

Local Motors : un cas de co-création dans l’industrie automobile

J’ai récemment lu Marke Eigenbau, un livre sur l’implication des consommateurs dans les processus de création de valeur de l’entreprise. Une des conclusions des auteurs est que l’avenir appartient aux entreprises capables de fédérer des communautés de “consom’acteurs” dans différentes étapes de développement et de promotion de ses produits/services. Mais les auteurs relèvent qu’il y a des secteurs plus propices à cette implication : les NTIC (Firefox, Wikipedia, Dell), l’habillement (NikeID, Spreadshirt) et même l’agro-alimentaire (MyMuesli, Brewtopia, Afri Cola). Cependant, le secteur automobile semble être un des moins propices à ce mouvement, principalement à cause de processus de décisions lourds et de l’implication de nombreux acteurs industriels très puissants (voir aussi cet article, en allemand, de Spiegel.de).

En 1999, un projet avait déjà vu le jour: le OSCar Project. L’objectif était de réinventer la mobilité en se basant sur les principes de l’open source, mais rien n’a été réalisé au-delà du stade de design. Une entreprise américaine, Local Motors, a aussi fait le pari du crowdsourcing (ou approvisionnement par la foule : faire appel aux compétences d’acteurs extérieurs à l’entreprise pour développer de nouveaux produits). Mais cette fois-ci, il y a un résultat concret :

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Prototype ? Véhicule de série ? Un peu des deux ; la logique de la production de masse ne s'applique pas ici. Photo de http://www.local-motors.com

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La stratégie de la banque SAXO sur le Tour 2009

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Depuis le retrait de l’entreprise CSC, ancien sponsor titre de l’équipe dirigée par Bjarne Riis (via sa société Riis Cycling), la société Saxo Bank s’est installée dans les pelotons en “reprenant” un collectif considéré par beaucoup comme la meilleurs équipe du monde. Pour les sponsors d’équipe, le Tour de France (plus grand spectacle sportif gratuit au monde) est souvent au centre d’une stratégie marketing soigneusement préparée, idéalement intégrée dans un plan de communication plus large (Walliser, 2006). Le succès sportif ayant été au rendez-vous cette année, penchons-nous sur la stratégie de la marque Saxo Bank, qui était déjà co-sponsor (Team CSC-Saxo Bank) lors de l’édition 2008 , année de l’entrée de la banque sur le marché français.

Saxo Bank est une banque d’investissement d’origine danoise aujourd’hui basée en Suisse. La société est aujourd’hui l’unique sponsor nominatif de l’équipe Pro Tour Team Saxo Bank, contrairement à ce qui avait été annoncé par Bjarne Riis en septembre 2008. En effet, l’entreprise IT Factory s’était engagée aux auprès de Riis Cycling, mais la société de services informatiques a été mise en liquidation judiciaire deux mois plus tard, son patron disparaissant du côté de Dubaï… Cela fait donc maintenant plus d’un an que la marque Saxo est présente dans les médias de masse via son investissement dans le sport, ce qui la rend visible au grand public.

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image : http://paris.thover.com/

Comme la voile, la spécificité du cyclisme réside dans le naming du collectif sponsorisé. Ainsi, l’équipe ne porte pas le nom d’un territoire (ville, pays) mais celui de l’entreprise qui la sponsorise. Celle-ci peut être de la même nationalité que la société qui gère l’équipe (comme Riis Cycling et Saxo Bank, sociétés danoises) mais aussi d’une nationalité différente. Citons la société espagnole Abarca Sports qui gère l’équipe Caisse d’Epargne, dont l’effectif est majoritairement composé de coureurs espagnols. Ce naming fait donc du cyclisme un sport très attractif dans le sens où il permet une très bonne mémorisation du nom, donc de la marque. Selon Frédéric Bolotny, économiste spécialisé dans le sport, le cyclisme “représente un des sports qui assure le meilleur retour sur investissement au sponsor“. Un exemple : pour AG2R, sponsor nominatif de l’équipe cycliste du même nom, les retombées médiatiques du premier semestre 2008 représentaient 47 millions d’€ d’équivalent publicitaire, pour un budget d’équipe s’élevant à environ 7 millions d’€. Avec un coût de 0,00257 € par contact, l’efficacité économique est indéniable.

L’entreprise Saxo Bank avoue d’ailleurs ne pas avoir de lien affectif particulier avec le cyclisme, c’est bien l’efficacité de la communication a convaincu les décisionnaires. Selon Lars Christensen, co-président de la banque, “l’élément moteur de notre collaboration avec l’équipe Riis Cycling, c’est que notre profil est raisonnablement assez proche de celui d’une équipe professionnelle : à la fois international et local“. Quant il parle de local, le manager évoque notamment les 15 nationalités représentées dans l’effectif. Des stars comme Jens Voigt (Allemagne), Alexander Kolobnev (Russie), Fabian Cancellara (Suisse) ou les frères Schleck (Luxembourg) permettent de cibler des publics différents (qui a parlé de paradis fiscaux?). Les sommes investies sont variables, mais l’on peut dire que pour 6 à 8 millions d’€ annuels, une entreprise peut devenir sponsor titre d’une équipe de bon niveau. A titre de comparaison : comptez 30 à 40 millions d’€ par an pour être partenaire de rang 1 d’une écurie de Formule 1, sport le plus onéreux qui soit en terme de marketing sportif.

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La banque Saxo Bank assure une grosse partie du budget annuel de l’équipe (28 coureurs) de 7 millions d’€. Les risques du sponsoring sont divers, mais les spécialistes sont d’accord pour affirmer qu’il est plus sûr de sponsoriser un collectif que des individus (Tribou et Augé, 2009). Le cyclisme présente cependant un risque considérable aux yeux des entreprises : les affaires de dopage. On peut bien sûr affirmer (comme Frédéric Bolotny dans une interview donnée au magazine Capital.fr) qu’une affaire de dopage augmente la notoriété de la marque, mais il est évident que celle-ci n’est pas positive. Ce risque fait partie de l’incertitude inhérente au sponsoring sportif. Pour réduire ce risque, la Saxo Bank investit 200 000 à 300 000 € annuels dans un programme interne de lutte contre le dopage, en plus du coût que représente le passeport biologique instauré par l’Union Cycliste Internationale.

Mais la stratégie marketing de la Saxo Bank ne cible pas seulement le grand public et les professionnels de la finance. L’entreprise utilise cet engagement comme moyen de motiver ses salariés, en les fédérant autour des valeurs de performance et d’excellence, mais aussi et surtout en les faisant venir sur le Tour. Comme l’explique Pierre-Antoine Dusoulier, patron de Saxo Banque France, la société a proposé à ses 25 salariés parisiens de passer le week-end à Verbier (Suisse, ville étape du Tour 2009) et de participer à l’entraînement des coureurs. Le meilleur commercial du mois de mai a été invité VIP au Grand Départ de Monaco. Les trois meilleurs commerciaux du mois de juin ont été invités sur l’étape d’Annecy. Un des vélos du contre-la-montre d’Annecy a été offert à un heureux élu de la société… Les incentives n’ont pas manqué !

Il faut dire qu’elles sont nécéssaires. Comme le dit Lars Christensen, “ce n’est pas un coureur d’une équipe grimper sur un podium, qu’on va ouvrir un compte chez Saxo Bank“. Il s’agit bien d’améliorer la notoriété de la marque (objectif cognitif) et d’instaurer un lien particulier avec le consommateur (objectif affectif), mais les attentes ne sont pas commerciales (objectif connatif : provoquer l’achat). Etant donné que la moitié des revenus de la banque proviennent de partenariats avec des banques tierces (trading via Saxo Trader), la communication ne cible pas exclusivement les particuliers. Le jour du Grand Départ monégasque, où Cancellara a pris le mailot jaune, la banque a lancé un site internet présentant l’équipe, qui sera alimenté par du contenu éditorial et multimédia pendant toute la durée de la compétition. L’onglet “Offers” s’adresse visiblement aux professionnels puisqu’il présente l’offre professionelle de Saxo Bank.

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Selon Laurits Fischer-Hansen, responsable des parrainages et partenariats, “le Tour de France coïncide avec une forte augmentation de la présence de la marque dans les médias“. D’habitude, l’été marque une période creuse pour les banques. Le calendrier cycliste permet donc à Saxo Bank d’être (très) visible pendant cette période. Après la première apparition de la marque bleue-et-blanche lors de l’édition 2008 (victoire de l’espagnol Carlos Sastre), son taux de notoriété suggérée a bondi de 50%. Au sponsoring de visibilité de l’année dernière s’ajoute, cette année, une composante interne de motivation des salariés.

Alors ? Le Tour a-t-il dopé les résultats de la banque Saxo ? Lars Christensen explique que l’institution améliore sa situation concurrentielle, puisqu’elle effectue exclusivement des opérations d’investissement et de négoce, contrairement aux banques transactionnelles qui tirent une partie de leurs revenus des prêts qu’ils accordent. Il avoue cependant que “les premiers mois de 2009 ont été relativement peu actifs en terme de trading en raison de la prudence des investisseurs“. Le rapport semestriel de la banque annonce un recul des bénéfices (7 millions d’€, contre 21 millions d’€ en 2008), qui s’expliquent en partie par une augmentation des coûts d’exploitation (= ouverture de nouveaux bureaux à l’international). Forte du gain de notoriété apporté par son sponsoring, Saxo Bank investit pour renforcer sa présence internationale. Cette stratégie d’expansion internationale a fait ses preuves : l’entreprise belge QuickStep a significativement accru son ouverture internationale depuis ses débuts dans le cyclisme en 2003.

Monster et Red Bull s’affrontent sur les pistes

Depuis que Red Bull a été “légallisé” en France (malgré l’opposition farouche de Roselyne Bachelot) en juin 2008, la bataille des boissons énergisantes s’est intensifiée avec l’arrivée de Monster Energy Drink. Inconnu en France mais leader (en volume) aus Etats-Unis, la marque a fondé son succès sur un meilleur rapport quantité-prix puisque les canettes vendues au même prix sont deux fois plus grandes. En ayant une politique de communication très agressive, Coca-Cola lance donc la riposte anti-Red Bull…

Ne pensant pas Coca-Cola capable de lancer un concurrent à sa boisson énergétique Burn, je me suis donc trompé. Ce sont donc eux qui sont chargés de commercialiser Monster Energy Drink en France depuis le debut de l’année 2009, comme ils le font déjà pour six autres pays européens. Cependant, la boisson ne fait pas partie du portefeuille de marques du géant d’Atlanta, puisque c’est Hansen Natural Coorporation basée à Corona (!) en Floride qui en est propriétaire. Alors qu’avant 1997 ces boissons ne se vendaient presque qu’en Californie, cette date marque le début du succès commercial de Monster Energy Drink qui s’est allié d’abord avec Anheuser-Busch (aujourd’hui Anheuser-Busch/Imbev) puis avec Coca-Cola Entreprise pour assurer son expansion nationale puis internationale.

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Burn (groupe Coca-Cola) et Dark Dog (groupe Karlsbräu) n’ont donc plus un mais deux concurrents de taille à affronter. Red Bull jouit d’une notoriété incomparable, notamment grâce au parrainage d’évènements très spectaculaires et donc très médiatisés : Red Bull RampageRed Bull Cliff DivingRed Bull Crashed Ice et Red Bull Air Race sont mes préférés.

Comme on peut le voir sur l’aileron arrière de la Red Bull 2009, la marque autrichienne lance maintenant le Red Bull Cola, aux ingrédients 100% naturels. Les autorités allemandes ont décidé d’interdire la boisson après avoir trouvé des traces de… cocaïne dans la boisson. La faute à une décocaïnisation insuffisante des extraits de feuille de coca qui, même s’il n’y a aucun danger pour la santé, font entrer la boisson dans la catégorie des stupéfiants. Red Bull vous donne des ailes…

Monster, eux, ont jouent sur une image un peu plus “punk” avec leur logo M-Claw fluo sur fond noir. Déployant une armada de bimbos dans les salons de tuning, sponsorisant Valentino Rossi et lui demander de défiler dans les rues de Paris sous ses nouvelles couleurs… Monster Energy sait se faire remarquer. Dépensant davantage en sponsoring (exclusivement dans les sports extrêmes) qu’en publicité, la boisson la plus vendue aux Etats-Unis engage des budgets colossaux pour réussir son entrée en Europe. Les trois parfums commercialisés se vendent bien, il faut dire que la promo est assurée et qu’il était impossible de ne pas remarquer la griffe fluo depuis le début de l’année.

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Petit échange de bons procédés de derrière les fagots avec Coca-Cola : Alors que Burn a l’exclusivité de la canette refermable en Europe (brevet de la société néerlandaise Bound2B), Monster Energy va l’adopter aus Etats-Unies dès cet été.

Le dernier grand acteur bien implanté aus Etats-Unis est Rockstar Energy et le site rockstarenergy.fr étant actuellement en construction, on est en droit de se demander si l’entreprise de Las Vegas compte également conquérir la France ? Affaire à suivre…

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Nike Considered et Adidas SLVR

Nike/Adidas

La mode écolo envahit-elle les terrains de sport ? Alors que la responsabilité sociale des entreprises(RSE) et de plus en plus mise en avant, les deux géants de l’industrie des loisirs se mettent à lancer des produits écologiques. Alors que certaines marques ont depuis longtemps adopté cette démarche à leur manière (Patagonia emploie des matériaux recyclés, Quicksilver oeuvre pour la sauvegarde du littoral…), les grand noms du sport ne s’aventuraient pas trop sur ce terrain.

Zoom sur les deux lignes “éthiques” des deux plus grandes marques de la planète.

Ca y est, on a le droit au match des équipementiers sur un terrain bio… Peut-être par peur de jeter le discrédit sur leurs autres produits, Nike et Adidas n’ont jamais voulu se lancer dans les produits vendus comme étiquement corrects. Il faut dire qu’après les scandales des années 90 ils se sont précipité à signer des codes de bonne conduite, à entamer des collaborations avec des ONG et à promettre d’avantage de transparence aux institutions internationales.

Peut-être que les deux exemples suivants ne sont que le début d’une nouvelle ligne de conduite :

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Chez Nike, l’impulsion est venue du basketteur américain Steve Nash quia fait pression sur son équipementier en promettant de porter des chaussures “recyclées” jusqu’à la fin de sa carrière si Nike lui en développait. Conscient de la qualité de l’offre que leur faisait le joueur de Pheonix, Nike a développé la Trash Talk, déclinée dans plusieurs coloris, dont la particularité est d’être faite de matériaux recyclés. Est-ce vraiment nouveau ?

Pas vraiment puisque Nike utilisait déjà des matières recyclées (Nike Grind) et que son programme social Considered (qui vise à développer et à produire de manière plus écologique) existe depuis 2005. Ce qui est nouveau, c’est que Nike s’est engagé à produire toutes ses chaussures en mode “Considered” d’ici 2011. C’est un bon début.

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De l’autre côté de l’atlantique, à Herzogenaurach, Adidas s’est aussi mis à réfléchir. Le nouveau label de la marque à trois bandes s’appelle SLVR(“silver”) et ne sera distribué que dans un réseau spécialement dédié à cela. Les produits milieu de gamme se veulent sobres, abordables mais aussi écologiques puisqu’ils sont conçus et fabriqués de manière très simple, et ce afin d’utiliser moins de colle, nocive pour l’environnement… Bon. Ceci dit, il faut un début à tout et le greenwashing est sans doute la dernière à chose à faire pour ces marques loin d’être irréprochables. Autre solution proposée par Adidas (pardon, par SLVR) : le Zero-Waste-Tee qui n’est autre qu’un t-shirt fait à partir d’une seule pièce de coton bio.

L’innovation par SRAM (développement du groupe XX)

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A l’occasion de la sortie de son groupe XX, top de la gamme cross-country du groupe américain, je vous propose un zoom sur leur processus d’innovation et de développement. En associant (enfin) quatre de ses meilleures marques (SRAM pour les vitesses, AVID pour les freins, ROCK SHOX pour la suspension et TRUVATIV pour le pédalier), quelques 80 personnes ont travaillé pendant 2 ans en collaboration avec leurs athlètes (Florian Vogel, Julien Absalon, Todd Wells… excusez du peu!) et clients pour sortir le produit actuel, qu’ils disent révolutionnaire…

Au début de l’année 2007, l’équipe de SRAM lance l’idée d’un pédalier double-plateau 2×9 et c’est Julien Absalon qui testera l’idée en premier puisqu’il effectuera sa saison 2007 avec un pédalier Truvativ Noir modifié pour du 2×9 vitesses. En juillet de cette année, SRAM commence le véritable développement d’un groupe complet avec dix-huit vitesses. En septembre, SRAM en parle aux équipes Team Swisspower-Scott et Team Orbea de Julien Absalon et les premiers prototypes sont réalisés puis testés en novembre de la même année.

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En 2008, Absalon et les coureurs de Swisspower continuent de courir en 2×9, visiblement satisfaits du système. En juin 2008, SRAM commence à communiquer des détails techniques à ses principaux clients(les Original Equipment Manufacturers, ou OEMs que sont tout simplement les marques de vélo montés). En août, SRAM finalise le design des composants et le présente, dans le plus grand secret, à ses meilleurs clients lors du salon Eurobike de Friedrichshafen le mois suivant. Le nom XX ansi que le logo sont définitivement adoptés en novembre, alors même que SRAM sélectionne quelques-uns de ses meilleurs athlètes pour participer de manière plus poussée aux tests finaux, qui vont s’achever en mai 2009.

Pendant ce temps, ils auront testé les prototypes à l’entraînement et en compétition et visité les locaux de SRAM afin de donner le meilleur retour aux américains. Alors que SRAM présentait officiellement son groupe à la fin du mois de mai de cette année, les usines tournent à plein régime depuis quelques jours afin de pouvoir livrer les premiers clients en juillet. Le résultat est -objectivement- bluffant. Un groupe à l’esthétique réussie, et -paraît-il- très efficace. Certes le prix est exhorbitant (USD 2,430… sans la fourche), mais SRAM a visiblement voulu faire un groupe parfait sans trop veiller aux coûts. Sans doute que le prix baissera au fur et à mesure du temps, des améliorations et de l’amortissement des investissements réalisés. Enfin, quand on pense qu’il faut 9 heures pour réaliser la cassette X-Dome, on comprend un petit peu mieux que ce groupe ne s’adresse qu’aux perfectionnistes !

Horgan-Kobelski (Subaru-Gary Fisher) et Schurter (Scott-Swisspower)

Plus d’informations, le site réalisé spécialement par SRAM est très bien fait, ou allez voir les très nombreux articles consacrés au sujet.