Bike Europe : L’Europe veut-elle tuer la distribution sélective ?

La distribution est une des quatre variables classiques du mix-marketing, et la distribution sélective est très courante dans l’industrie du cycle. Comme on l’apprend aujourd’hui du site spécialisé Bike Europe, l’Union Européenne pourrait bientôt mettre fin à cette logique, et pas seulement pour les cycles…

 

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Giant Store Inside (GSI), un nouveau concept de collaboration étroite entre la marque et le distributer

 

Ce sont aujourd’hui les propriétaires des marques, ou Original Equipement Manufacturers (OEM’s) tels que Lapierre, Giant ou Cannondale qui décident de la distribution de leurs produits. Elles  peuvent également déléguer cette responsabilité à l’importateur -exclusif ou non- de la marque dans un pays : la société TwoLambs distribue par exemple les marques allemandes Nicolai et IXS. Dans beaucoup de secteurs, le contrat de distribution stipule que le distributeur doit atteindre certains objectifs, qu’ils soient quantitatifs (volume de ventes) ou qualitatifs (présentation des produits). Dans une interview accordée à B2Bike.com en juin, Paul Didier, responsable de BMC France, précise : “nous recherchons des revendeurs spécialisés dans le haut de gamme avec des compétences techniques solides et des surfaces de vente honnêtes (…) la solidité financière du partenaire est également primordiale“.

La Commission Européenne est en train de statuer sur une révision des règles de la concurrence, révisions qui pourraient interdire le distribution sélective. Les changements apportés aux régulations n°2790/1999 (qui s’appliquent à presque tous les secteurs industriels) pourraient in fine mener à une libéralisation totale de la distribution. Pour en revenir à l’industrie du cycle, cela voudrait dire que Lidl pourrait vendre du Specialized, que Dectahlon aurait la liberté de proposer la gamme Orbea etc. D’après Bike Europe, la spécificité accordée jusque-là au secteur de l’automobile (épargné par ce changement, puisque les règles sont différentes) pourrait également disparaître, ce qui équivaudrait à une petite révolution !

MBK Cycles pourra être distribué par n'importe quel commerçant, comme Schuller ? ;)

MBK Cycles pourra être distribué par n'importe quel commerçant, comme Schuller ? 😉

Les lobbies de l’automobile font sans doute des pieds et des mains pour s’accrocher à ce privilège, ceux du cycle n’auront certainement pas la même influence… La European Two-Wheelers Retailers’ Association (ETRA), un des groupes de pression de l’industrie du cycle en Europe, a participé aux discussions avec la Commission et revendique l’application des règles (spécifiques) de l’industrie à l’automobile aux distributeurs de cycles, motorisés ou non. L’émergence des e-bikes est effectivement un phénomène qui fait converger les constructeurs de cycles (comme Giant) et de motocycles (comme Yamaha). Une majorité de distributeurs de cycles vendent des vélos ET des scooters, et les ventes de deux-roues électriques explosent ; ce ne sera sans doute pas suffisant pour argumenter… surtout si les associations professionnelles se font la guerre (lien).

Des vélos insolites équiperont Saur-Sojasun en 2010

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Cela a été officialisé cette semaine : la marque américaine Delta 7 équipera l’équipe rennaise Saur-Sojasun pour la saison 2010. Jusque là équipés par la marque maison du distributeur Districycle, EXS, les coureurs de Stéphane Heulot vont faire connaissance avec ces machines insolites dès la préparation de la saison 2010 (ont parle du groupe SRAM Red, de roues Lightweight…). La particularité de ces vélos réside dans la structure des tubes de cadre, véritablement révolutionnaires. Mais ce partenariat pose également quelques questions…

Le concept des vélos Delta 7, qui ont été présentés lors du salon Interbike 2008 à Las Vegas, est inédit. Melanie Murakana de chez Delta 7 disait même que “c’est comme si on avait Gwen Stefani sur notre stand“, tellement l’affluence était importante. Les tubes de cadre sont réalisés en carbone et kevlar, tissés selon une technique appellée IsoTruss, dont Delta 7 Sports a la licence mondiale d’exploitation depuis 2007 (structure inventée par la Brigham Young University dans les années 1990). Advanced Composite Solutions, dont Delta 7 Sports est une société-fille, emploie cette structure dans des domaine très différents : urbanisme, construction, mobilier urbain etc (voir ici). Les vélos Delta 7 en sont une des applications.

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La gamme Delta 7 (fabrication à la main aux Etats-Unis) ne comprend encore que deux modèles : l’Ascend (route) et l’Arantix (VTT semi-rigide). Le partenariat avec Saur-Sojasun laisserait-il augurer l’arrivée d’un modèle contre-la-montre dans la gamme Delta 7 ? Cela paraît a priori indispensable ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, le constructeur affirme que la structure des tubes est plus aérodynamique que des tubes conventionnels, essentiellement à cause de la réduction des turbulences d’air à l’arrière des tubes. La stratégie de la marque semble claire : l’expansion. Après avoir été remarqué aux Etats-Unis, la société cherche à conquérir le marché européen, réputé très fragmenté et difficilie à pénétrer. La baisse des prisx de vente des vélos Delta 7 va dans le sens de cette stratégie de conquête de parts de marché. Mais certaines questions (d’ordre plus technique) se posent tout de même : quid des porte-bidons ? les sommets de la structure peuvent-ils être blessants dans les chutes ? Quelques réponses sont apportées ici.

L’association de l’équipe avec Delta 7 Bikes a un autre “effet secondaire” : l’absence de Jean-Christophe Péraud (Champion de France sur route amateurs et vice-champion olympique VTT en 2008, Champions de France ClM Elite 2009) dans les pelotons en 2010. Les négociations avec Stéphane Heulot étaient très avancées, mais Delta 7 n’a pas accepté que JC Péraud continue le VTT sur un vélo Massi (voir ici), la marque espagnole avec qui il sera encore en contrat l’année prochaine. En tout cas, l’équipe qui sera en “continentale pro” l’année prochaine, a de très bons spécialistes dans ses rangs : Jérôme Coppel et Jimmy Engoulvent et contre-la-montre, Jimmy Casper et Jonathan Hivert au sprint etc. Objectif : Tour de France 2010 !

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et donc :

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La stratégie de la banque SAXO sur le Tour 2009

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Depuis le retrait de l’entreprise CSC, ancien sponsor titre de l’équipe dirigée par Bjarne Riis (via sa société Riis Cycling), la société Saxo Bank s’est installée dans les pelotons en “reprenant” un collectif considéré par beaucoup comme la meilleurs équipe du monde. Pour les sponsors d’équipe, le Tour de France (plus grand spectacle sportif gratuit au monde) est souvent au centre d’une stratégie marketing soigneusement préparée, idéalement intégrée dans un plan de communication plus large (Walliser, 2006). Le succès sportif ayant été au rendez-vous cette année, penchons-nous sur la stratégie de la marque Saxo Bank, qui était déjà co-sponsor (Team CSC-Saxo Bank) lors de l’édition 2008 , année de l’entrée de la banque sur le marché français.

Saxo Bank est une banque d’investissement d’origine danoise aujourd’hui basée en Suisse. La société est aujourd’hui l’unique sponsor nominatif de l’équipe Pro Tour Team Saxo Bank, contrairement à ce qui avait été annoncé par Bjarne Riis en septembre 2008. En effet, l’entreprise IT Factory s’était engagée aux auprès de Riis Cycling, mais la société de services informatiques a été mise en liquidation judiciaire deux mois plus tard, son patron disparaissant du côté de Dubaï… Cela fait donc maintenant plus d’un an que la marque Saxo est présente dans les médias de masse via son investissement dans le sport, ce qui la rend visible au grand public.

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image : http://paris.thover.com/

Comme la voile, la spécificité du cyclisme réside dans le naming du collectif sponsorisé. Ainsi, l’équipe ne porte pas le nom d’un territoire (ville, pays) mais celui de l’entreprise qui la sponsorise. Celle-ci peut être de la même nationalité que la société qui gère l’équipe (comme Riis Cycling et Saxo Bank, sociétés danoises) mais aussi d’une nationalité différente. Citons la société espagnole Abarca Sports qui gère l’équipe Caisse d’Epargne, dont l’effectif est majoritairement composé de coureurs espagnols. Ce naming fait donc du cyclisme un sport très attractif dans le sens où il permet une très bonne mémorisation du nom, donc de la marque. Selon Frédéric Bolotny, économiste spécialisé dans le sport, le cyclisme “représente un des sports qui assure le meilleur retour sur investissement au sponsor“. Un exemple : pour AG2R, sponsor nominatif de l’équipe cycliste du même nom, les retombées médiatiques du premier semestre 2008 représentaient 47 millions d’€ d’équivalent publicitaire, pour un budget d’équipe s’élevant à environ 7 millions d’€. Avec un coût de 0,00257 € par contact, l’efficacité économique est indéniable.

L’entreprise Saxo Bank avoue d’ailleurs ne pas avoir de lien affectif particulier avec le cyclisme, c’est bien l’efficacité de la communication a convaincu les décisionnaires. Selon Lars Christensen, co-président de la banque, “l’élément moteur de notre collaboration avec l’équipe Riis Cycling, c’est que notre profil est raisonnablement assez proche de celui d’une équipe professionnelle : à la fois international et local“. Quant il parle de local, le manager évoque notamment les 15 nationalités représentées dans l’effectif. Des stars comme Jens Voigt (Allemagne), Alexander Kolobnev (Russie), Fabian Cancellara (Suisse) ou les frères Schleck (Luxembourg) permettent de cibler des publics différents (qui a parlé de paradis fiscaux?). Les sommes investies sont variables, mais l’on peut dire que pour 6 à 8 millions d’€ annuels, une entreprise peut devenir sponsor titre d’une équipe de bon niveau. A titre de comparaison : comptez 30 à 40 millions d’€ par an pour être partenaire de rang 1 d’une écurie de Formule 1, sport le plus onéreux qui soit en terme de marketing sportif.

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La banque Saxo Bank assure une grosse partie du budget annuel de l’équipe (28 coureurs) de 7 millions d’€. Les risques du sponsoring sont divers, mais les spécialistes sont d’accord pour affirmer qu’il est plus sûr de sponsoriser un collectif que des individus (Tribou et Augé, 2009). Le cyclisme présente cependant un risque considérable aux yeux des entreprises : les affaires de dopage. On peut bien sûr affirmer (comme Frédéric Bolotny dans une interview donnée au magazine Capital.fr) qu’une affaire de dopage augmente la notoriété de la marque, mais il est évident que celle-ci n’est pas positive. Ce risque fait partie de l’incertitude inhérente au sponsoring sportif. Pour réduire ce risque, la Saxo Bank investit 200 000 à 300 000 € annuels dans un programme interne de lutte contre le dopage, en plus du coût que représente le passeport biologique instauré par l’Union Cycliste Internationale.

Mais la stratégie marketing de la Saxo Bank ne cible pas seulement le grand public et les professionnels de la finance. L’entreprise utilise cet engagement comme moyen de motiver ses salariés, en les fédérant autour des valeurs de performance et d’excellence, mais aussi et surtout en les faisant venir sur le Tour. Comme l’explique Pierre-Antoine Dusoulier, patron de Saxo Banque France, la société a proposé à ses 25 salariés parisiens de passer le week-end à Verbier (Suisse, ville étape du Tour 2009) et de participer à l’entraînement des coureurs. Le meilleur commercial du mois de mai a été invité VIP au Grand Départ de Monaco. Les trois meilleurs commerciaux du mois de juin ont été invités sur l’étape d’Annecy. Un des vélos du contre-la-montre d’Annecy a été offert à un heureux élu de la société… Les incentives n’ont pas manqué !

Il faut dire qu’elles sont nécéssaires. Comme le dit Lars Christensen, “ce n’est pas un coureur d’une équipe grimper sur un podium, qu’on va ouvrir un compte chez Saxo Bank“. Il s’agit bien d’améliorer la notoriété de la marque (objectif cognitif) et d’instaurer un lien particulier avec le consommateur (objectif affectif), mais les attentes ne sont pas commerciales (objectif connatif : provoquer l’achat). Etant donné que la moitié des revenus de la banque proviennent de partenariats avec des banques tierces (trading via Saxo Trader), la communication ne cible pas exclusivement les particuliers. Le jour du Grand Départ monégasque, où Cancellara a pris le mailot jaune, la banque a lancé un site internet présentant l’équipe, qui sera alimenté par du contenu éditorial et multimédia pendant toute la durée de la compétition. L’onglet “Offers” s’adresse visiblement aux professionnels puisqu’il présente l’offre professionelle de Saxo Bank.

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Selon Laurits Fischer-Hansen, responsable des parrainages et partenariats, “le Tour de France coïncide avec une forte augmentation de la présence de la marque dans les médias“. D’habitude, l’été marque une période creuse pour les banques. Le calendrier cycliste permet donc à Saxo Bank d’être (très) visible pendant cette période. Après la première apparition de la marque bleue-et-blanche lors de l’édition 2008 (victoire de l’espagnol Carlos Sastre), son taux de notoriété suggérée a bondi de 50%. Au sponsoring de visibilité de l’année dernière s’ajoute, cette année, une composante interne de motivation des salariés.

Alors ? Le Tour a-t-il dopé les résultats de la banque Saxo ? Lars Christensen explique que l’institution améliore sa situation concurrentielle, puisqu’elle effectue exclusivement des opérations d’investissement et de négoce, contrairement aux banques transactionnelles qui tirent une partie de leurs revenus des prêts qu’ils accordent. Il avoue cependant que “les premiers mois de 2009 ont été relativement peu actifs en terme de trading en raison de la prudence des investisseurs“. Le rapport semestriel de la banque annonce un recul des bénéfices (7 millions d’€, contre 21 millions d’€ en 2008), qui s’expliquent en partie par une augmentation des coûts d’exploitation (= ouverture de nouveaux bureaux à l’international). Forte du gain de notoriété apporté par son sponsoring, Saxo Bank investit pour renforcer sa présence internationale. Cette stratégie d’expansion internationale a fait ses preuves : l’entreprise belge QuickStep a significativement accru son ouverture internationale depuis ses débuts dans le cyclisme en 2003.

Being Product Manager in the bicycle industry

Aaron Mock, PM for Gary Fisher, presents a 29" wheelset

I often get asked what I’d like to do after graduating from ESSCA, hopefully with a succesfull marketing degree ! A very popular choice within the graduees is product management, starting as junior product manager for example. I started monitoring sport business websites and other comparable feeds related to the cycling industry and came across a couple of very interesting articles and interviews. TheProduct Manager is the “father” of a product, which means that he manages the life-cycle of a product (or range of products) from the cradle onwards. Trek’s product manager for women bikes, Heather Henderson, tells BikeRumor.com thata product manager determines what product will go to market for any given segment. But the bicycle industry seems to show some particularities. More after the break…

Being Product Manager is, as I said, like being a father. Actually I’m not a father and it’ll take me a couple of years before I will, but the comparison seems eloquent to me. A product idea can arise from different sources : a pionneer who spots an unsatisfied need (Mike Sinyard, Specialized founder, invented the mountainbike), a technological breakthrough (same example) or just a company brainstorming aimed to give a lift to an ageing product portfolio (think about the mountain-bike forks of Cannondale, Headshock and Lefty).

Product development involves working with engineers on new concepts or news materials, testing etc. Here is what Tyler Pilger says about his job as Road, Triathlon and Cyclocross Product Manager for Trek : “I work with a team of Industrial Designers and Engineers to determine future projects and current specifications. We do a lot of research both inside and outside the bike industry“. Concerning this “research“, Tyler Pilger says that the major fields of inspiration for his team are automotive, motorcycle and consumer electronics industries. A very succesfull bike here in France, the Triban Road 5, developped and sold by sports retailer Decathlon, was inspired byNYC messengers according to one of the company’s product managers.

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A product manager needs to work with all kind of media to get his products to the customer. Not only to launch a new bike, but also to “bring in new customers from other areas” as Specialized PM Nic Sims explains. For iinstance, he works “with a lot of  motorsport athletes to try to build awareness for Specialized in other non bike related magazines and at events like Moto GP etc“. I wouldn’t have thought about this aspect spontaneously, but it’s interesting to notice indeed. I had other events in mind like stage races, interviews or trade shows. Nic Sims says that visiting this kind of events is essential for the brand to show that Specialized is passionate and involved… well that’s a minimum.

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But being a product manager not only requires creating and launching products targetting specific consumer groups. The manager also has to ensure a valuable service to every single customer in particular by selecting points of sale. That’s what the French distributor of the Swiss brand BMC (Bicycle Manifacturing Company) explains to B2BIKE : “we seek retailers that focus on high-end products, that have strong technical competence and a valuable sales surface that can present several products. Financial strength of the retailer is also essential. BMC bring commercial and technical support (a dedicated catalog, POP, wingflags, stickers etc.)“. This support is very important for the retailer, whose success depends on the attractivity of the store and on the ability to respond to customer’s needs.

Within the Specialized marketing department, there are 16 people working on different fields like web content (corporate website, social media etc.), promotion (in print ads, TV spots etc.) or retailer supply. And while the promotion of the 2009 product range is still going on in stores, the team has to to manage the 2010 range (presentation in mid-2009) and allready work on the products of 2011 and beyond. At Trek’s HQs in Waterloo, the schedule must be quite similar. Heather Henderson, who is quoted in the introduction, details her  activities : “Some days it means I get paid to sit at my computer and talk on the phone about production issues and model details, some days it’s sitting through extensive meetings, some days it’s meeting with dealers, other days it’s research travel to check out market segments or specific events“. And being a product manager seems to be a 24/7 job, because what stands out is that they are always on the look-out for ideas : “I take tons of pictures when I’m out and about to articulate ideas to my colleagues“.

As Nic Sims says, sports marketing (sponsorship) represents “a very large budget as we have a lot of pro road teams and individuals to support“. Specialized is one of the most notorious brands in the pro and amateur peloton. For instance, the red “S” is almost more visible than the “Quick Step” logo on the team apparel, as the following picture of Tom Boonen shows. According to Sean McLaughlin (oncyclingnews.com), the squad is one of the most valuable teams to sponsor in a marketing point of view : “The perceived market value among ProTour teams varies dramatically“. Whatever McLaughlin says, this kind of sponsorship should ad up to an estimated mid-rande seven figure sum !

Specialized shows off its wide and deep product range-jpg

Sponsorship not only provides visibility to the brand. The product managers has to collect the rider’s feedback on bikes and equipment in order to continuously improve existing products and to develop new ones. Specialized is “dealing with the best athletes in all sorts of fields and hopefully people can feel the improvements that are being made“. Sure they can. At Trek Bikes, they “have a team liason named Ben Coates whose full time job is to interact with the Astana team and get feedback on equipement“. Combined with thefeedback coming from retailers and customers, the product manager has to find a compromise between technology push and the demand pull to drive innovation.

How do you get to these jobs? Some have a business degree, some have studied art at university and others don’t even have a degree. The common thing about all of them is that they all worked in the cycling industry before getting the job, either working themseves up the hierarchy (Nic Sims started as a bike mechanic in an English store that sold Specialized) or meeting people at races or events (Chad Price, urban bikes PM for Trek, was a semi-pro in the US and France). When asked to Nic Sims how you can start in the business, the answer is as follows : “check out the website Specialized.com and contact our HR department or if you know someone in the company that can pass along a resume to the right people“. Tyler Pilger (black shirt, in the background of the following pic) from Trek stays vague as well,  saying “through some fortunate happenstance, I ended up at Trek“. Ok we get it…

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Links :

  • What it’s like… Specialized Global Marketing Manager Nic Sims, interview published August 17, 2009, on BikeRumor.com
  • What it’s like… Trek Bikes product managers, interview published June 12, 2009, on BikeRumor.com
  • Interview de Paul Didier, Responsable BMC France, interview published June 23, 2009, on B2Bike.com
  • Interview of Olivier, City Bikes product manager for Decathlon, published February 11, 2009, on JePedale.com

L’art de la communication, ou la communication par l’art : Lance Armstrong en 2009

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Depuis le retour de Lance Armstrong, les demandes d’accréditations-presse aux courses auxquelles il participe explosent. Les médias s’intéressent beaucoup au phénomène Armstrong, et ce dernier profite de l’attention pour promouvoir son image et celle de sa fondation, Livestrong. Mais le talent d’Armstrong n’est pas seulement sportif (c’est pourquoi je persiste à croire qu’il est un des seuls au monde à pouvoir atteindre le podium du Tour sans aide illicite… si c’est le cas ? c’est une autre histoire…) mais également médiatique, puisqu’il a réussi à attirer une énorme attention via… ses vélos. Zoom.

Lance Armstrong roule sur Trek depuis longtemps, et a glâné ses 7 victoires sur le Tour sur des vélos de la marque texanne. Son retour lui a permis d’attirer beaucoup d’attention des médias, monopolisant l’attention de chaque sortie d’entraînement avec son équipe Astana, ou plutôt celle qui a bien voulu l’accueillir. Effectivement, il ne l’a pas vraiment joué collectif puisqu’il portait plus souvent ses tenues Livestrong que les couleurs kazakhs de l’équipe Astana. Mais un autre détail attirait souvent mon attention : son vélo.

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Pour chaque grande course, un nouveau design. La première grande apparition d’Armstrong s’est faite sur la Primavera, très longue classique reliant Milan à San Remo (300km). Pour cette course, Lance Armstrong a demandé à KAWS de décorer son Trek, modèle Madone au plus haut de la gamme. L’artiste américain qui s’appelle en réalité Brian Donnelley est connu pour ses peintures urbaines et détournement de publicités dans les rues de Soho, New York. Les abribus ne sont pas son seul support, sa notoriété le fait exposer des oeuvres dans les plus grandes galleries du monde. Pour le vélo de Lance Armstrong, les motifs de dents font des roues deux grandes gueules, prêtes à bouffer de l’asphalte !

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Toujours décoré du “1274” qui représente le nombre de jours pendant lesquels L.A. n’a pas couru, ce vélo de contre-la-montre a été décoré par l’artiste pop-art Kenny Scharf. Ayant notamment travaillé avec Keith Haring, le californien a décoré le modèle Equinox TTX de Trek pour l’édition centenaire du Tour d’Italie à laquelle Armstrong a participé cette année. Petit détail rigolo : Kenny Scharf vend certaines oeuvres et des produits dérivés dans son “Scharf Schack“, mot qui veut dire “cabane”. C’est aussi le nom du sponsor de la futur équipe de Lance Armstrong : RadioShack (ou The Shack, nouveau nom que la chaîne de distribution se donne). Le vélo de route utilisé par Lance sur les étapes traditionnelles est quant-à-lui décoré par Shepard Fairey, père du fameux “HOPE” de Barack Obama. Il reprend -en jaune et noir- les motifs classiques que l’on trouve dans les palaces vénitiens.

D’autres vélos ont été utilisés par l’impressionnant américain, comme l’assez peu spectaculaire Equinox TTX décoré par le designer Marc Newson et utilisé sur le prologue du Tour à Monaco. Sur les autres étapes, non-chronométrées, de ce Tour 2009 le coureur d’Astana enjembait sagement un Trek Madone assez sobre, peut-être à la demande de Trek… Le contre-la-montre individuel d’Annecy a été disputé sur une monture Trek Speed Concept toute jaune, onirique, peinte par le japonaisYoshitomo Nara. Cet artiste au look punk dessine beaucoup de motifs enfantins qui s’arrachent à prix d’or aux quatre coins du monde aujourd’hui. Le tube horizontal du vélo arbore un “Never forget your beginner’s spirit“, comme le montre ce lienTwitter. Etant donné que L.A. est passé triathlète professionnel à 16 ans seulement, surclassant beaucoup de ses concurrents établis, on peut être sur que l’américain se remémore volontiers ces moments de débutant.

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Sur l’étape finale reliant Montereau-Fault-Yonne aux Champs Elysées, Armstrong a roulé sur un vélo décoré par le très bling-bling Damien Hirst. Cet artiste anglais est sans doute le plus médiatique dans les hautes sphères artistiques à notre époque. Sa sculpture la plus connue, un crâne en platine recouvert de 8000 diamants “For the love of God” aurait été vendu pour 50 millions de livres… L’affaire semble cependant assez opaque (lien). Le vélo de Lance Armstrong était en tout cas recouvert de papillons, sans doute une métaphore de la renaissance du sportif. Damien Hirst travaillait déjà avec des ailes de papillon pour en faire des tableaux en forme de vitraux d’église. Ce post montre d’autres des ses… oeuvres.

Intéressé par l’art contemporain et fada de vélo, je trouve cette approche très originale et ça me plaît beaucoup ! Il est certain que n’importe quel coureur ne pourrait se faire remarquer ainsi, mais c’est une nouvelle manière pour Lance/Livestrong/Trek/Astana de faire parler d’eux. En tout cas si vous voulez d’autres images, Trek présente “The Bikes Of Stages” sur le site internet de la marque. Il faut dire que ces vélos doivent être vendus aux enchères au profit de la fondation Livestrong, il convient donc de bien les présenter ! C’est dommage que je n’aie pas trouvé les conditions “économiques” de l’échange entre Armstrong et ces artistes : ont ils décoré les vélos totalement gratuitement ? L’intégralité des recettes iront-elles à Livestrong ? A approfondir.

Mise à jour du 9 novembre 2011: regardez cette belle illustration partagée sur le Tumblr du Bicycle Store:

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Magnifique!

Bretagne-Schuller et ses sponsors 2009

Dimanche 28 juin, Dimitri Champion (Bretagne-Schuller) est devenu champion de France de cyclisme sur route. Recalé l’année drnière par Bougues Télécom, il a réussi à rebondir cette année en Bretagne dans cette équipe de niveau Continental, qui est la troisième “catégorie” dans la hiérarchie mondiale du cyclisme professionnel. Alors qu’il terminait 7è du contre-la-montre de jeudi, Dimitri Champion conclut ce week-end briochin avec une magnifique victoire pour lui et son équipe. Les négociations étaient en cours avec les partenaires actuels pour faire grandir ce groupe au-delà des frontières nationales, puisque le budget d’1,6 millions d’euros est encore insuffisant pour pouvoir prétendre au Tour de France, mais l’équipe restera en Continentale l’année prochaine… Petit tour d’horizon de ces partenaires.

Bretagne-Schuller, Generali, Ekoi

Bretagne-Schuller, Inkosport, Alb, Identicar, MBK

Bretagne-Schuller, Noret, Polar

Bretagne-Schuller, Michelin, Sportbreizh, Twinner