How would we ride on Apple’s (patented) Smart Bike ?

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The news is from this summer : the Cupertino-based IT company Apple has patented a system that uses iPhones ir iPods as bicycle computers. Based on the devices’ abilities to create and communicate data, and on several connectors on the bicycle, the Smart Bicycle System would allow a rider to monitor about everything about riding on a bike, and more interestingly : to share it.

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Entretien avec N. Minvielle sur les tendances actuelles du design en entreprise

J’ai récemment rencontré Nicolas Minvielle, responsable du MS Marketing Design & Création à Audencia (Nantes) et blogueur via La Stratégie Du Design. Nous avons parlé de divers sujets qui nous intéressent tous les deux, notamment les stratégies d’innovation par le design. Extraits : Continue reading →

Bike Expo : Designing the cycling trends of the future

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I recently went to Munich to cover the Bike Expo 2010 for a specialized website. This year, the trade fair was dubbed “Cycling Trends for City and Nature”, which reveals that the emphasis was placed on both urban mobility and nature sports. But there is one point which is particularly obvious this year : huge efforts were made in design in the bicycle industry. And we’re not (only) talking about style, but about inventing new ways of commuting on wheels. Continue reading →

Hidden Carbon, students’ works at Les Ateliers-l’ENSCI (Paris)

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When you hear “carbon” you very likelly think about global warming, about fast Formula 1 cars or -like me- about high-end bicycles… Well, students from the French design-school ENSCI and the Swiss ECAL tried to think outside of the box and propose some different applications for the material. Let me just share some thoughts and pictures from this exhibition :

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Local Motors : un cas de co-création dans l’industrie automobile

J’ai récemment lu Marke Eigenbau, un livre sur l’implication des consommateurs dans les processus de création de valeur de l’entreprise. Une des conclusions des auteurs est que l’avenir appartient aux entreprises capables de fédérer des communautés de “consom’acteurs” dans différentes étapes de développement et de promotion de ses produits/services. Mais les auteurs relèvent qu’il y a des secteurs plus propices à cette implication : les NTIC (Firefox, Wikipedia, Dell), l’habillement (NikeID, Spreadshirt) et même l’agro-alimentaire (MyMuesli, Brewtopia, Afri Cola). Cependant, le secteur automobile semble être un des moins propices à ce mouvement, principalement à cause de processus de décisions lourds et de l’implication de nombreux acteurs industriels très puissants (voir aussi cet article, en allemand, de Spiegel.de).

En 1999, un projet avait déjà vu le jour: le OSCar Project. L’objectif était de réinventer la mobilité en se basant sur les principes de l’open source, mais rien n’a été réalisé au-delà du stade de design. Une entreprise américaine, Local Motors, a aussi fait le pari du crowdsourcing (ou approvisionnement par la foule : faire appel aux compétences d’acteurs extérieurs à l’entreprise pour développer de nouveaux produits). Mais cette fois-ci, il y a un résultat concret :

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Prototype ? Véhicule de série ? Un peu des deux ; la logique de la production de masse ne s'applique pas ici. Photo de http://www.local-motors.com

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Petite philosophie du design, Vilém Flusser, éd. Circé

Alors que je tuais le temps entre deux rendez-vous à Paris dernièrement, je n’ai pas pu m’empêcher à entrer dans la librairie Vrin, qui rassemble une quantité impressionnante de livres sur divers sujets philosophiques. Dans le rayon dédié à l’art et à l’esthétique, je suis tombé sur la Petite philosophie du design du philosophe tchèque Vilém Flusser et je n’ai pas pu m’empêcher de l’emmener. Celui qui a aussi écrit Pour une philosophie de la photographie en 1983 défend la thèse que notre avenir sera affaire de design.

Né à Prague en 1920, l’auteur émigre de son pays natal en 1940 et s’établit à Sao Paolo, où il enseigne notamment la philosophie des sciences puis devient, en 1963, professeur de philosophie de la communication et des médias (à ce sujet, je vous conseille également le livre de Dominique Wolton). Il a passé la fin de sa vie entre la France et l’Allemagne (le texte de l’essai a été traduit de l’allemand) et décède dans un accident de voiture alors qu’il se rendait à une conférence à Prague en 1991. Ses textes sont courts et très simples à lire, comme ce livre qui comprend seulement 85 pages de texte. Mais quel régal.

Après un bref rappel étymologique des origines du mot design (signum, le signe), l’auteur entame sa réflexion en affirmant que le mot design a “investi la brèche et a jeté un pontentre le domaine de la science et celui de l’art, deux domaines qui ont été radicalement opposés par la bourgeoisie moderne. A la fin de son essai, Flusser affirme aussi que cette distinction avait autrefois un sens, mais que ce n’est plus le cas aujourd’hui : les formes sont aujourd’hui des “modèles”, et non plus des “découvertes” (formes vraies) ou des “fictions” (formes fausses) comme à l’époque de la révolution industrielle. Nous vivons dans une économie de la connaissance, et les formes -ou l’apparence de la matière- ont un contenu informationnel qui guide l’utilisation.

Comme l’a aussi abordé Christian Guellerin lors d’un cours donné à l’ESSCA récemment, Flusser se demande si l’industrie de design renferme une éthique, et cette question se trouve être particulièrement pertinente aujourd’hui. Les conflits comme WWII ou la guerre en Irak (celle de 90-91) lui permettent de poser quelques questions : qui du “complexe post-industriel pilote/hélicoptère” est responsable de la mort de civils ayant péri dans le raid aérien ? Les ingénieurs ? Les designers ? Le pilote ? On peut aussi se demander dans quel sens va la relation d’influence dans l’interaction homme/machine… Bref, le fait même de poser ce type de questions “nous permet pourtant d’espérer“.

“Les gens devraient enfin apprendre à calculer”

On peut terminer ce petit billet par l’apologie de la science faite par M. Flusser et qui m’a presque fait regretter de n’avoir que fait le minimum en cours de physique et de mathématique : je ne peux donc pas “partager l’expérience de la beauté et de la profondeur philosophique de quelques équations particulièrement remarquables (par exemple celles d’Einstein)“. En même temps, la magie du numérique nous permet maintenant de transcoder les nombres en couleurs, de les voir, de les entendre : ils sont perceptibles par les sens. Me viennent alors à l’esprit deux exemples de ce type de démarche de design “mathématique” : l’art fractal et l’entreprise Nervous System, fondée par deux étudiants d’Harvard et du MIT.

Un collier Nervous System (©Fast Company)

Je ne peux m’empêcher de cite un dernier extrait, particulièrement adapté à la société actuelle à mon sens : “Exactement comme l’homme primitif qui intervenait dans la nature directement grâce à ses mains et donc fabriquait partout et tout le temps, les fonctionnaires de l’avenir, munis d’appareils petits, minuscules ou même invisibles, seront partout et toujours des fabricants“.