Réforme des programmes ESSCA et classement des Ecoles de commerce

Le traité de Bologne s’impose aujourd’hui à 46 pays dans le monde, et les écoles de commerce doivent aussi s’adapter à ce schéma Bachelor/Master/Doctorat uniformisé, également pour s’adapter au évolution du marché de la formation et aux attentes des recruteurs.

Plus de 5000 candidats à l'ESSCA en 2009

Des commentaires sur le(s) classement(s) actuels de l’ESSCA

Rang 2010
*
Établis-
sement
Note 2010 Classe-
ment 2009
Evo-
lution
1er niveau d’entrée
1 HEC Jouy-en-Josas 1 000 1 = Prépa
2 ESSEC Cergy-Pontoise 843 2 = Prépa
3 ESCP Europe, Paris 800 3 = Prépa
4 EM Lyon 763 4 = Prépa
5 EDHEC Lille, Nice 711 5 = Prépa
6 Audencia Nantes 515 6 = Prépa
7 ESC Grenoble 497 6 – 1 Prépa
8 Sup de co Reims 446 8 = Prépa
8 Rouen Business School 445 10 + 2 Prépa
8 IESEG Lille, Paris 444 12 + 4 Bac
11 Euromed Management Marseille 434 8 – 3 Prépa
12 ESC Toulouse 399 11 – 1 Prépa
13 ESC Bordeaux 390 13 = Prépa
14 EM Strasbourg 366 24 + 10 Prépa
15 ESC Lille, Paris 353 14 – 1 Prépa
16 CERAM Sophia-Antipolis, Paris 340 17 + 1 Prépa
17 ESC Rennes 331 22 + 5 Prépa
18 ESSCA Angers, Paris 325 15 – 3 Bac
18 ESG Paris 324 19 + 1 Bac
20 ESC Tours, Poitiers 316 15 – 5 Prépa

source : L’Express.fr (classement 2010)

Le dernier classement L’Exress/L’Etudiant positionne l’école de commerce en 18ème position des écoles de commerce françaises nos amis lillois de l’Iéseg se trouvant en 8ème position. Ce classement a été assez remarque parmi les étudiants (un peu moins que le LipDub de l’école de commerce), nous nous demandons notamment ce qui a pu causer cette chute, un étudiant présent cet après-midi ayant même demandé si cela était vécu comme “un constat d’échec” par l’école. Plusieurs choses ont été dites pour relativiser ces résultats :

  • La concurrence s’est considérablement intensifiée entre les écoles de commerce, notamment post-bac, ces dernières années. Un bon exemple est la fusion-transformation de l’ESC Le Havre et Sup Europe C.E.S.E.C. (écoles post-prépa), qui forment aujourd’hui l’EM Normandie (école post-bac).
  • Les critères de classement sont changeants et leur justification n’est pas toujours claire. On voit par exemple que le critère Publications/Recherche a pris du poids et que l’accréditation EPAS n’est pas prise en compte dans ce classement, alors que cette accréditation est un gage incontestable de qualité académique. De plus, l’ESSCA se justifie en indiquant privilégier la recherche “pédagogique” à la recherche “théorique”.
  • Boston University, "meilleure" université partenaire de l'ESSCA

  • Concernant l’importance accordée aux universités partenaires des écoles, il est important de préciser que ces partenariats impliquent des contreparties financières, et qu’il y a donc un arbitrage à réaliser entre la qualité (offrir moins de places dans de très bonnes universités, uniquement aux meilleurs de promo) et la quantité des universités partenaires (offrir un nombre élevé de places à l’international à une grande partie des étudiants d’une promotion).
  • Il convient finalement de rappeler que l’ESSCA reste l’école post-bac préférée des recruteurs. C’est objectivement un bon indicateur de la valeur des diplômés de l’ESSCA sur le marché du travail.

Voici en quelques points ce qui a été dit ce midi concernant ces points. Je vous invite cordialement à réagir à cet article, surtout si vous avez des précisions à ajouter ou des points à clarifier !

Bike Europe : L’Europe veut-elle tuer la distribution sélective ?

La distribution est une des quatre variables classiques du mix-marketing, et la distribution sélective est très courante dans l’industrie du cycle. Comme on l’apprend aujourd’hui du site spécialisé Bike Europe, l’Union Européenne pourrait bientôt mettre fin à cette logique, et pas seulement pour les cycles…

 

www2.giant-bicycles.com

Giant Store Inside (GSI), un nouveau concept de collaboration étroite entre la marque et le distributer

 

Ce sont aujourd’hui les propriétaires des marques, ou Original Equipement Manufacturers (OEM’s) tels que Lapierre, Giant ou Cannondale qui décident de la distribution de leurs produits. Elles  peuvent également déléguer cette responsabilité à l’importateur -exclusif ou non- de la marque dans un pays : la société TwoLambs distribue par exemple les marques allemandes Nicolai et IXS. Dans beaucoup de secteurs, le contrat de distribution stipule que le distributeur doit atteindre certains objectifs, qu’ils soient quantitatifs (volume de ventes) ou qualitatifs (présentation des produits). Dans une interview accordée à B2Bike.com en juin, Paul Didier, responsable de BMC France, précise : “nous recherchons des revendeurs spécialisés dans le haut de gamme avec des compétences techniques solides et des surfaces de vente honnêtes (…) la solidité financière du partenaire est également primordiale“.

La Commission Européenne est en train de statuer sur une révision des règles de la concurrence, révisions qui pourraient interdire le distribution sélective. Les changements apportés aux régulations n°2790/1999 (qui s’appliquent à presque tous les secteurs industriels) pourraient in fine mener à une libéralisation totale de la distribution. Pour en revenir à l’industrie du cycle, cela voudrait dire que Lidl pourrait vendre du Specialized, que Dectahlon aurait la liberté de proposer la gamme Orbea etc. D’après Bike Europe, la spécificité accordée jusque-là au secteur de l’automobile (épargné par ce changement, puisque les règles sont différentes) pourrait également disparaître, ce qui équivaudrait à une petite révolution !

MBK Cycles pourra être distribué par n'importe quel commerçant, comme Schuller ? ;)

MBK Cycles pourra être distribué par n'importe quel commerçant, comme Schuller ? 😉

Les lobbies de l’automobile font sans doute des pieds et des mains pour s’accrocher à ce privilège, ceux du cycle n’auront certainement pas la même influence… La European Two-Wheelers Retailers’ Association (ETRA), un des groupes de pression de l’industrie du cycle en Europe, a participé aux discussions avec la Commission et revendique l’application des règles (spécifiques) de l’industrie à l’automobile aux distributeurs de cycles, motorisés ou non. L’émergence des e-bikes est effectivement un phénomène qui fait converger les constructeurs de cycles (comme Giant) et de motocycles (comme Yamaha). Une majorité de distributeurs de cycles vendent des vélos ET des scooters, et les ventes de deux-roues électriques explosent ; ce ne sera sans doute pas suffisant pour argumenter… surtout si les associations professionnelles se font la guerre (lien).

Petit à petit, Look fait son nid

  • Il s’intéresse à Rossignol parce qu’il est “un passionné de sport” ?
  • Quel savoir-faire Look, “avec sa technologie carbone“, apportera-t-il au textile de Rossignol ?
  • Quels type de produits une “filiale commune autour des produits de Look” avec Quicksilver aurait-elle pu vendre ?

Look Cycle reprend le textile Rossignol


22/10/2009 | Mise à jour : 12:23
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Les activités textiles de Rossignol resteront dans le giron d’un groupe français. Dominique Bergin, président de Look Cycle, a signé le 8 octobre l’accord de reprise de la filiale vêtements de la marque de montagne, pour un montant resté confidentiel. Look Cycle, spécialiste des cadres et accessoires de vélo en carbone et élue PME la plus innovante de France en 2009, a réalisé 32 millions d’euros de chiffre d’affaires lors du dernier exercice. Elle s’engage à conserver les 15 emplois de la branche qu’elle acquiert et dont l’activité s’est élevée en 2008 à environ 10 millions d’euros. Pour redynamiser la collection, Look Cycle investira près de 2 millions et fera appel au créateur Jean-Charles de Castelbajac. En revanche, la transaction ne concerne pas les fixations de ski de Rossignol, pourtant elles aussi de marque Look.

Le PDG de Look s’intéresse
à Rossignol

Christine Lagoutte
26/03/2008 | Mise à jour : 07:47
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Depuis son entrée dans le giron de Quiksilver, la marque Rossignol n’a cessé de perdre de l’argent et de voir ses ventes reculer.

C’est une course contre la montre qu’entame Dominique Bergin, le président du spécialiste du cycle haut de gamme Look International. Le contrat avec la Fédération cycliste chinoise pour équiper sa centaine d’athlètes à Pékin bat son plein, avec à la clé la fourniture d’ici à l’été de 200 vélos.

Mais, ce qui occupe avant tout l’emploi du temps de l’ancien dirigeant de cliniques privées reconverti dans l’industrie, c’est l’offre de reprise qu’il compte présenter avec un fonds d’investissement sur le spécialiste mondial du ski Rossignol, mis en vente par son propriétaire américain Quiksilver, trois ans seulement après l’avoir racheté pour 360 millions d’euros. Le processus de vente, piloté par la banque JPMorgan, devrait démarrer début avril.

«Pourquoi je m’intéresse à Rossignol ? Parce que je suis un passionné de sport, que Rossignol est une très belle marque synonyme de performance, et que Look, avec sa technologie carbone, peut lui apporter un savoir-faire» , explique cet adepte du ski et de la petite reine. Les deux entreprises ont aussi une histoire en commun, Rossignol ayant racheté en 1994 le département fixations de ski de Look (son activité d’origine avant qu’elle n’entre dans le cycle au milieu des années 1980).

Protéger le «made in France»

«J’étudie des dossiers de reprise tous les ans, car mon ambition est de créer un groupe d’outdoor d’envergure internationale à partir du vélo» , souligne Dominique Bergin qui a redressé Look en dix ans, après une quasi-faillite. Alors que la Chine fournit 80% des vélos mis sur le marché dans le monde, Look continue de privilégier le «made in France» dans l’usine de Nevers qui emploie 180 personnes.

Cette volonté sociale de conserver l’emploi en France alors que les coûts de fabrication sont beaucoup plus favorables à l’étranger donne aujourd’hui à Dominique Bergin une certaine légitimité à regarder le dossier Rossignol. «Nous avions approché Quiksilver il y a quelque temps pour monter une filiale commune autour des produits de Look, mais le projet n’avait pas abouti», rappelle-t-il.

Combien est-il prêt à mettre sur la table ? Trop tôt pour le dire, reconnaît le patron de Look. Il estime que l’environnement financier actuel peut jouer en sa faveur : la contraction du crédit risque de réduire le nombre de candidats au rachat. Quant à Quiksilver il est pressé de vendre pour tirer un trait le plus vite possible sur cette aventure dans le ski et regagner les faveurs de la Bourse. Aujourd’hui, la marque Rossignol est toujours prestigieuse, mais sa situation financière est difficile. Depuis son entrée dans le giron de Quiksilver, elle n’a cessé de perdre de l’argent et de voir ses ventes reculer. En 2007, le chiffre d’affaires du pôle sports d’hiver a généré 379,2 millions de dollars, en baisse de 22% sur un an. Quant à l’endettement du groupe, il atteignait 120 millions d’euros lors du rachat en 2005 et aurait plus que doublé depuis.

Ceci étant dit, Rossignol a maintenant un magnifique siège social à Moirans (Rossignol a trouvé son nidVisite du siège de Rossignol), dans l’Isère (38) :

Rossignol-moirans-hq-world

Des vélos insolites équiperont Saur-Sojasun en 2010

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Cela a été officialisé cette semaine : la marque américaine Delta 7 équipera l’équipe rennaise Saur-Sojasun pour la saison 2010. Jusque là équipés par la marque maison du distributeur Districycle, EXS, les coureurs de Stéphane Heulot vont faire connaissance avec ces machines insolites dès la préparation de la saison 2010 (ont parle du groupe SRAM Red, de roues Lightweight…). La particularité de ces vélos réside dans la structure des tubes de cadre, véritablement révolutionnaires. Mais ce partenariat pose également quelques questions…

Le concept des vélos Delta 7, qui ont été présentés lors du salon Interbike 2008 à Las Vegas, est inédit. Melanie Murakana de chez Delta 7 disait même que “c’est comme si on avait Gwen Stefani sur notre stand“, tellement l’affluence était importante. Les tubes de cadre sont réalisés en carbone et kevlar, tissés selon une technique appellée IsoTruss, dont Delta 7 Sports a la licence mondiale d’exploitation depuis 2007 (structure inventée par la Brigham Young University dans les années 1990). Advanced Composite Solutions, dont Delta 7 Sports est une société-fille, emploie cette structure dans des domaine très différents : urbanisme, construction, mobilier urbain etc (voir ici). Les vélos Delta 7 en sont une des applications.

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La gamme Delta 7 (fabrication à la main aux Etats-Unis) ne comprend encore que deux modèles : l’Ascend (route) et l’Arantix (VTT semi-rigide). Le partenariat avec Saur-Sojasun laisserait-il augurer l’arrivée d’un modèle contre-la-montre dans la gamme Delta 7 ? Cela paraît a priori indispensable ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, le constructeur affirme que la structure des tubes est plus aérodynamique que des tubes conventionnels, essentiellement à cause de la réduction des turbulences d’air à l’arrière des tubes. La stratégie de la marque semble claire : l’expansion. Après avoir été remarqué aux Etats-Unis, la société cherche à conquérir le marché européen, réputé très fragmenté et difficilie à pénétrer. La baisse des prisx de vente des vélos Delta 7 va dans le sens de cette stratégie de conquête de parts de marché. Mais certaines questions (d’ordre plus technique) se posent tout de même : quid des porte-bidons ? les sommets de la structure peuvent-ils être blessants dans les chutes ? Quelques réponses sont apportées ici.

L’association de l’équipe avec Delta 7 Bikes a un autre “effet secondaire” : l’absence de Jean-Christophe Péraud (Champion de France sur route amateurs et vice-champion olympique VTT en 2008, Champions de France ClM Elite 2009) dans les pelotons en 2010. Les négociations avec Stéphane Heulot étaient très avancées, mais Delta 7 n’a pas accepté que JC Péraud continue le VTT sur un vélo Massi (voir ici), la marque espagnole avec qui il sera encore en contrat l’année prochaine. En tout cas, l’équipe qui sera en “continentale pro” l’année prochaine, a de très bons spécialistes dans ses rangs : Jérôme Coppel et Jimmy Engoulvent et contre-la-montre, Jimmy Casper et Jonathan Hivert au sprint etc. Objectif : Tour de France 2010 !

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sojasun-logo-jpg

et donc :

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Bretagne-Schuller et ses sponsors 2009

Dimanche 28 juin, Dimitri Champion (Bretagne-Schuller) est devenu champion de France de cyclisme sur route. Recalé l’année drnière par Bougues Télécom, il a réussi à rebondir cette année en Bretagne dans cette équipe de niveau Continental, qui est la troisième “catégorie” dans la hiérarchie mondiale du cyclisme professionnel. Alors qu’il terminait 7è du contre-la-montre de jeudi, Dimitri Champion conclut ce week-end briochin avec une magnifique victoire pour lui et son équipe. Les négociations étaient en cours avec les partenaires actuels pour faire grandir ce groupe au-delà des frontières nationales, puisque le budget d’1,6 millions d’euros est encore insuffisant pour pouvoir prétendre au Tour de France, mais l’équipe restera en Continentale l’année prochaine… Petit tour d’horizon de ces partenaires.

Bretagne-Schuller, Generali, Ekoi

Bretagne-Schuller, Inkosport, Alb, Identicar, MBK

Bretagne-Schuller, Noret, Polar

Bretagne-Schuller, Michelin, Sportbreizh, Twinner