TelDaFax Energy verlängert mit Bayer 04 Leverkusen bis 2013

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Seit der Saison 2007-2008 ist der Haushaltversorger Hauptsponsor der Werkself aus Leverkusen. Dank des “gesamten positiven Umfeld von Bayer 04 Leverkusen” sei der Verein für TelDaFax sehr wichtig geworden, so Klaus Bath, Vorstandsvorsitzender der TelDaFax Holding AG. Das Sponsoring von Bayer 04 durch einen Energieversorger ist etwas relativ neues. Vielleicht ist es das neue Business-model, das die Bayer AG durchsetzen will, um mit dem Verein Geld zu machen…

Der Name TelDaFax ist fast identisch aufgebaut wie der der Marke Vodafone (Voice, Data and Phone) : Telefon, Daten und Fax. Doch Kommunikationsdienstleistungen sind nur ein Teil des Geschäfts des TelDaFax-Mischkonzerns, der juristisch durch die TelDaFax Holding AG, ansässig in Troisdorf bei Bonn, vertretet wird. Die TelDaFax-Gruppe hat drei Tochtergesellschaften:

  • TelDaFax TELECOM GmbH : Festnetz- und Mobilfunkdienstleistungen
  • TelDaFax ENERGY GmbH : Strom- und Erdgasversorgung
  • TelDaFax SERVICES GmbH : Customer Care und IT-Service

Dazu kommt noch die TelDaFax MARKETING GmbH, die “exklusiver Partner” der TelDaFax-Gruppe ist. Dieses Unternehmen bietet neben der Vermarktung der TelDaFax-Aktivitäten auch Reisen an. Die Marke ist also eine Dachmarke dessen Bekanntheitsgrad leicht gestiegen werden kann. Nach dem ersten Jahr mit Bayer 04 war TelDaFax bei 40% der Bevölkerung der Bundesrepublik. Darüber sagt Bath : “für ein so junges Unternehmen ein stolzes Ergebniss” (TelDaFax Energy gibt es seit Februar 2007). Um genau zu sein : die Marke gibt es schon länger, wie dieser 911 GT3 von 1999 zeigt. Doch das “alte TelDaFax” verschwand im Jahre 2002 als der Markenname von oneVoice Communications übernommen wurde. Komplizierte Geschichte…

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aut des Leverkusener BayArena-MAGAZINs waren über die Saison 2008-2009 ein ganzes Drittel der Trikot-Sponsoren in der ersten Bundesliga Energieunternehmen (neben TelDaFax Energy gab es z.B. Evonik, EnBW, EnviaM usw.).Den 18 Vereinen zahlten die Trikot-Sponsoren fast 130 Mio.€ (Eurosport.de), der Deal zwischen der Bayer 04 Leverkusen Fuβball GmbH und TelDaFax MARKETING beläuft sich auf rund 6 Mio.€ pro Jahr.

Die Bayer 04 Leverkusen Fuβball GmbH ist eine Tochtergesellschaft der Bayer AG. Der Pharma-Konzern ist Hauptsponsor des Leverkusener Sports, und war auch lange auf dem Trikot Fuβballclubs sichtbar : BayerTalcid (Medikament); Alka-Seltzer (Medikament), Aspirin (Medikament). Im BayArena MAGAZIN der laufenden Saison begründet Werner Wenning, Bayer-VV, dass deren “Fuβballmannschaft […] ein wichtiger Imageträger im In- und Ausland [sei]“. Bayer wirbt z.B. mit der neuen BayArena, dessen Dachkonstruktion aus Makrolon© (von der Bayer AG patentiertes Baumaterial) besteht.

Erst seit der Jahrhundertwende erscheinen andere Namen als die der Bayer AG : Erst avanza:, dann RWE und jetztTelDaFax. Die Vermarktung des Vereins wird übrigens von der Bayer 04 Marketing GmbH, in Zusammenarbeit mit Sportfive, übernommen (siehe 1. Liga 08-09 : Clubs, Vermarkter, Sponsoren der Stuttgarter Zeitung).

Des vélos insolites équiperont Saur-Sojasun en 2010

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Cela a été officialisé cette semaine : la marque américaine Delta 7 équipera l’équipe rennaise Saur-Sojasun pour la saison 2010. Jusque là équipés par la marque maison du distributeur Districycle, EXS, les coureurs de Stéphane Heulot vont faire connaissance avec ces machines insolites dès la préparation de la saison 2010 (ont parle du groupe SRAM Red, de roues Lightweight…). La particularité de ces vélos réside dans la structure des tubes de cadre, véritablement révolutionnaires. Mais ce partenariat pose également quelques questions…

Le concept des vélos Delta 7, qui ont été présentés lors du salon Interbike 2008 à Las Vegas, est inédit. Melanie Murakana de chez Delta 7 disait même que “c’est comme si on avait Gwen Stefani sur notre stand“, tellement l’affluence était importante. Les tubes de cadre sont réalisés en carbone et kevlar, tissés selon une technique appellée IsoTruss, dont Delta 7 Sports a la licence mondiale d’exploitation depuis 2007 (structure inventée par la Brigham Young University dans les années 1990). Advanced Composite Solutions, dont Delta 7 Sports est une société-fille, emploie cette structure dans des domaine très différents : urbanisme, construction, mobilier urbain etc (voir ici). Les vélos Delta 7 en sont une des applications.

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La gamme Delta 7 (fabrication à la main aux Etats-Unis) ne comprend encore que deux modèles : l’Ascend (route) et l’Arantix (VTT semi-rigide). Le partenariat avec Saur-Sojasun laisserait-il augurer l’arrivée d’un modèle contre-la-montre dans la gamme Delta 7 ? Cela paraît a priori indispensable ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, le constructeur affirme que la structure des tubes est plus aérodynamique que des tubes conventionnels, essentiellement à cause de la réduction des turbulences d’air à l’arrière des tubes. La stratégie de la marque semble claire : l’expansion. Après avoir été remarqué aux Etats-Unis, la société cherche à conquérir le marché européen, réputé très fragmenté et difficilie à pénétrer. La baisse des prisx de vente des vélos Delta 7 va dans le sens de cette stratégie de conquête de parts de marché. Mais certaines questions (d’ordre plus technique) se posent tout de même : quid des porte-bidons ? les sommets de la structure peuvent-ils être blessants dans les chutes ? Quelques réponses sont apportées ici.

L’association de l’équipe avec Delta 7 Bikes a un autre “effet secondaire” : l’absence de Jean-Christophe Péraud (Champion de France sur route amateurs et vice-champion olympique VTT en 2008, Champions de France ClM Elite 2009) dans les pelotons en 2010. Les négociations avec Stéphane Heulot étaient très avancées, mais Delta 7 n’a pas accepté que JC Péraud continue le VTT sur un vélo Massi (voir ici), la marque espagnole avec qui il sera encore en contrat l’année prochaine. En tout cas, l’équipe qui sera en “continentale pro” l’année prochaine, a de très bons spécialistes dans ses rangs : Jérôme Coppel et Jimmy Engoulvent et contre-la-montre, Jimmy Casper et Jonathan Hivert au sprint etc. Objectif : Tour de France 2010 !

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et donc :

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La stratégie de la banque SAXO sur le Tour 2009

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Depuis le retrait de l’entreprise CSC, ancien sponsor titre de l’équipe dirigée par Bjarne Riis (via sa société Riis Cycling), la société Saxo Bank s’est installée dans les pelotons en “reprenant” un collectif considéré par beaucoup comme la meilleurs équipe du monde. Pour les sponsors d’équipe, le Tour de France (plus grand spectacle sportif gratuit au monde) est souvent au centre d’une stratégie marketing soigneusement préparée, idéalement intégrée dans un plan de communication plus large (Walliser, 2006). Le succès sportif ayant été au rendez-vous cette année, penchons-nous sur la stratégie de la marque Saxo Bank, qui était déjà co-sponsor (Team CSC-Saxo Bank) lors de l’édition 2008 , année de l’entrée de la banque sur le marché français.

Saxo Bank est une banque d’investissement d’origine danoise aujourd’hui basée en Suisse. La société est aujourd’hui l’unique sponsor nominatif de l’équipe Pro Tour Team Saxo Bank, contrairement à ce qui avait été annoncé par Bjarne Riis en septembre 2008. En effet, l’entreprise IT Factory s’était engagée aux auprès de Riis Cycling, mais la société de services informatiques a été mise en liquidation judiciaire deux mois plus tard, son patron disparaissant du côté de Dubaï… Cela fait donc maintenant plus d’un an que la marque Saxo est présente dans les médias de masse via son investissement dans le sport, ce qui la rend visible au grand public.

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image : http://paris.thover.com/

Comme la voile, la spécificité du cyclisme réside dans le naming du collectif sponsorisé. Ainsi, l’équipe ne porte pas le nom d’un territoire (ville, pays) mais celui de l’entreprise qui la sponsorise. Celle-ci peut être de la même nationalité que la société qui gère l’équipe (comme Riis Cycling et Saxo Bank, sociétés danoises) mais aussi d’une nationalité différente. Citons la société espagnole Abarca Sports qui gère l’équipe Caisse d’Epargne, dont l’effectif est majoritairement composé de coureurs espagnols. Ce naming fait donc du cyclisme un sport très attractif dans le sens où il permet une très bonne mémorisation du nom, donc de la marque. Selon Frédéric Bolotny, économiste spécialisé dans le sport, le cyclisme “représente un des sports qui assure le meilleur retour sur investissement au sponsor“. Un exemple : pour AG2R, sponsor nominatif de l’équipe cycliste du même nom, les retombées médiatiques du premier semestre 2008 représentaient 47 millions d’€ d’équivalent publicitaire, pour un budget d’équipe s’élevant à environ 7 millions d’€. Avec un coût de 0,00257 € par contact, l’efficacité économique est indéniable.

L’entreprise Saxo Bank avoue d’ailleurs ne pas avoir de lien affectif particulier avec le cyclisme, c’est bien l’efficacité de la communication a convaincu les décisionnaires. Selon Lars Christensen, co-président de la banque, “l’élément moteur de notre collaboration avec l’équipe Riis Cycling, c’est que notre profil est raisonnablement assez proche de celui d’une équipe professionnelle : à la fois international et local“. Quant il parle de local, le manager évoque notamment les 15 nationalités représentées dans l’effectif. Des stars comme Jens Voigt (Allemagne), Alexander Kolobnev (Russie), Fabian Cancellara (Suisse) ou les frères Schleck (Luxembourg) permettent de cibler des publics différents (qui a parlé de paradis fiscaux?). Les sommes investies sont variables, mais l’on peut dire que pour 6 à 8 millions d’€ annuels, une entreprise peut devenir sponsor titre d’une équipe de bon niveau. A titre de comparaison : comptez 30 à 40 millions d’€ par an pour être partenaire de rang 1 d’une écurie de Formule 1, sport le plus onéreux qui soit en terme de marketing sportif.

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La banque Saxo Bank assure une grosse partie du budget annuel de l’équipe (28 coureurs) de 7 millions d’€. Les risques du sponsoring sont divers, mais les spécialistes sont d’accord pour affirmer qu’il est plus sûr de sponsoriser un collectif que des individus (Tribou et Augé, 2009). Le cyclisme présente cependant un risque considérable aux yeux des entreprises : les affaires de dopage. On peut bien sûr affirmer (comme Frédéric Bolotny dans une interview donnée au magazine Capital.fr) qu’une affaire de dopage augmente la notoriété de la marque, mais il est évident que celle-ci n’est pas positive. Ce risque fait partie de l’incertitude inhérente au sponsoring sportif. Pour réduire ce risque, la Saxo Bank investit 200 000 à 300 000 € annuels dans un programme interne de lutte contre le dopage, en plus du coût que représente le passeport biologique instauré par l’Union Cycliste Internationale.

Mais la stratégie marketing de la Saxo Bank ne cible pas seulement le grand public et les professionnels de la finance. L’entreprise utilise cet engagement comme moyen de motiver ses salariés, en les fédérant autour des valeurs de performance et d’excellence, mais aussi et surtout en les faisant venir sur le Tour. Comme l’explique Pierre-Antoine Dusoulier, patron de Saxo Banque France, la société a proposé à ses 25 salariés parisiens de passer le week-end à Verbier (Suisse, ville étape du Tour 2009) et de participer à l’entraînement des coureurs. Le meilleur commercial du mois de mai a été invité VIP au Grand Départ de Monaco. Les trois meilleurs commerciaux du mois de juin ont été invités sur l’étape d’Annecy. Un des vélos du contre-la-montre d’Annecy a été offert à un heureux élu de la société… Les incentives n’ont pas manqué !

Il faut dire qu’elles sont nécéssaires. Comme le dit Lars Christensen, “ce n’est pas un coureur d’une équipe grimper sur un podium, qu’on va ouvrir un compte chez Saxo Bank“. Il s’agit bien d’améliorer la notoriété de la marque (objectif cognitif) et d’instaurer un lien particulier avec le consommateur (objectif affectif), mais les attentes ne sont pas commerciales (objectif connatif : provoquer l’achat). Etant donné que la moitié des revenus de la banque proviennent de partenariats avec des banques tierces (trading via Saxo Trader), la communication ne cible pas exclusivement les particuliers. Le jour du Grand Départ monégasque, où Cancellara a pris le mailot jaune, la banque a lancé un site internet présentant l’équipe, qui sera alimenté par du contenu éditorial et multimédia pendant toute la durée de la compétition. L’onglet “Offers” s’adresse visiblement aux professionnels puisqu’il présente l’offre professionelle de Saxo Bank.

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Selon Laurits Fischer-Hansen, responsable des parrainages et partenariats, “le Tour de France coïncide avec une forte augmentation de la présence de la marque dans les médias“. D’habitude, l’été marque une période creuse pour les banques. Le calendrier cycliste permet donc à Saxo Bank d’être (très) visible pendant cette période. Après la première apparition de la marque bleue-et-blanche lors de l’édition 2008 (victoire de l’espagnol Carlos Sastre), son taux de notoriété suggérée a bondi de 50%. Au sponsoring de visibilité de l’année dernière s’ajoute, cette année, une composante interne de motivation des salariés.

Alors ? Le Tour a-t-il dopé les résultats de la banque Saxo ? Lars Christensen explique que l’institution améliore sa situation concurrentielle, puisqu’elle effectue exclusivement des opérations d’investissement et de négoce, contrairement aux banques transactionnelles qui tirent une partie de leurs revenus des prêts qu’ils accordent. Il avoue cependant que “les premiers mois de 2009 ont été relativement peu actifs en terme de trading en raison de la prudence des investisseurs“. Le rapport semestriel de la banque annonce un recul des bénéfices (7 millions d’€, contre 21 millions d’€ en 2008), qui s’expliquent en partie par une augmentation des coûts d’exploitation (= ouverture de nouveaux bureaux à l’international). Forte du gain de notoriété apporté par son sponsoring, Saxo Bank investit pour renforcer sa présence internationale. Cette stratégie d’expansion internationale a fait ses preuves : l’entreprise belge QuickStep a significativement accru son ouverture internationale depuis ses débuts dans le cyclisme en 2003.

Qui peur des artistes? , sélection de la collection Pinault (Dinard, août 2009)

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La ville de Dinard (Bretagne Nord) accueille du 13 juin au 13 septembre une sélection d’œuvres de la collection d’art contemporain de François Pinault. Le Palais des Arts et du Fextival rassemble donc les créations d’une trentaine d’artistes dont mes préférés étaient celles de Takeshi Murakami (néo-pop, peintures et sculptures inspirées entre-autres par l’art manga), Ed Ruscha (pop art “textuel”, non sans parallèles à la publicité), Jeff Wall (photographie cinématographique c’est-à-dire mise en scène), Maurizio Cattelan (Jean-Paul II frappé par une météorite!) et bien sûr le très provocateur Damien Hirst. Mais une autre œuvre a plus particulièrement retenu mon attention : Untitled V de l’allemand Andreas Gursky. Explications.

La salle dans laquelle se situait le grand format photographique (185,5*442,6 cm) d’Andreas Gursky s’articulait autour de trois thèmes : la guerre, la révolte et la consommation. Indéniablement, Untitled V concerne le dernier de ces thèmes (vous vous en doutez…). D’ailleurs, la photographie était exposée juste à côté d’un autre “Untitled (I shop therefore I am)”, non moins imposant travail de Barbara Kruger. La photographie de Gursky, présentée pour la première fois en 1997, allie l’esthétique au sens. Le motif de la (des) chaussure(s) fait référence aux mêmes valeurs, presque marchandes, de l’esthétique et de la consommation.

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On y voit donc un étalage de 204 chaussures (sandales, chaussures de basket, de golf, de football et même de vélo), de diverses marques (Adidas, Asics, Fila, Nike, Reebok) et non pas seulement de Nike comme l’assurait l’audioguide pré-enregistré. Il est d’ailleurs étonnant de remarquer qu’il n’y a aucun modèle Puma, dont l’élément graphique distinctif sur les chaussures est le Formstrip. Rapellons que Puma appartient au groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR) de François Pinault. Peut-etre que la François Pinault Foundation s’interdit d’acquérir des œuvres contenant une référence aux marques du groupe… Il faut dire qu’en 1997, le marque ressort à peine la tête de l’eau à la suite d’une période de “business survival“, comme le dit le fabricant lui-même (slideshare.net), pendant laquelle le fabricant n’a guère réussi à sortir des modèles attractifs. Ce n’est qu’à partir de 1998 et ses produits sous licence Ferrari, notamment les chaussures, que Puma a retrouvé la voie du succès.

L’artiste a photographié les objets séparément, avant de faire une recomposition de ses prises à l’ordinateur. L’étalage (et les chaussures?) a été détruit après que les photographies aient été prises et assemblées. L’abondance des détails et la variété des coloris, ainsi que le rigueur du cadrage font de cette énorme photographie un véritable plaisir visuel. C’est amusant d’observer les visiteurs devant cette photgraphie. Certains ne s’y attardent pas ; il est vrai que le(s) motif(s) est très familier et qu’il n’y a rien de surprenant ni de révoltant. D’autres – comme moi – s’amusent à regarder les modèles un par un en se rapprochant au maximum, puis à s’éloigner pour contempler l’ensemble.

L’artiste s’interroge là sur le devenir d’une culture aux logiques économiques, et il sait pertinement que le spectateur est aussi consommateur. Mais les objets de la vie courante, les symboles et les logotypes peuvent aussi être des œuvres d’art, dès lors que leur mise en scène s’inscrit dans une démarche de réflexion vis-à-vis de la société. On en revient au message du travail juxtaposé :

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Voilà!

Worldf3rst Formula 3, der erste Öko-Flitzer kommt aus England

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Motorsport ist selten mit Ökologie vereinbar. Nur wenige denken beim Besuch einer Rennstrecke an Kohlendioxydemissionen, geschweige denn an den an die anderen negativen Externalitäten der Disziplin (Teamlogistik, Entwicklung und Testfahrten usw). Ein Forscherteam um Wissenschaftsspezialisten der University of Warwick (England) stellt sich der Herausforderung und entwickelt(e) das Worldf3rst, ein Öko-Flitzer der Formel 3 Kategorie, das von Biotreibstoff angetrieben wird. Aber auch das Lenkrad, Reifen und Außenhaut stammen direkt von Mutter Natur…

Gelesen in der ADAC Ausgabe von Juni diesen Jahres : “Die schnellste Versuchung, seit es Schokolade gibt“. Das es um den Rennwagen geht, ist klar. Nur sehen wir auf dem offiziellen Foto des Renners nur Karotten (Lenkrad, aus pflanzlichem Gewebe), Kartoffeln (Außenhaut, aus Kartoffelstärke) und Wertmüll. Das Worldf3rst wird mit Schokolade… angetrieben. In der Tat besteht der Treibstoff aus einem Gemisch aus Öl und Schokoresten der englischen “confectionery makers“. Das Projekt stammt kommt wie gesagt aus England, wo das Warwick Innovative Manufacturing Research Center (WIMRC) entwickelt und gebaut hat. Bei Testfahrten pushten sie das Auto auf fast 100 km/h. Noch ein bisschen Tuning und es könnte weit über die 200 km/h reichen, sagen sie (232 km/h um genau zu sein). Die beiden offiziellen Testfahrer sind auch die Köpfe des Forscherteams : Dr Kerry Kirwan und Dr Steve Maggs.

Das Auto besteht aus unglaublichen 95% wiederverwerteten Materialien, und entspricht den Standards der Formel 3 Klasse (Größe, Gewicht usw.). Nur der Biodieselmotor ist dafür verantwortlich, dass eine Zulassung für die Rennen unmöglich ist. In diesem Sommer zog der Prototyp jedoch die Aufmerksamkeit der britischen Stars Lewis Hamilton und Jenson Button auf sich (Foto, beim Festival of Speed in Goodwood), die den Flitzer auch gleich mit ihrer Unterschrift verzierten.

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Es besteht kein Zweifel, dass dieses Rennauto nie viel Erfolg in der Formel 3 haben wird. Doch die Forscher von der Insel möchten eigentlich Anderes beweisen : nähmlich, dass es möglich ist ökologisch freundlichere Autos zu bauen. Ein spezielle für das Projekt entwickelter Katalysator ermöglicht es zum Beispiel, Emissionen sehr niedrig zu halten. Um Ihre Botschaft an die Welt zu bringen vertraut das Team der britischen Life Agency, die die ganze Kommunikation organisiert. Zum Beispiel sollte das Auto ursprünglich “ecoF3” heissen, doch die in Birmingham ansässige Agentur hat beschlossen, dass “Worldf3rst” ein origineller und effizienterer Name sei, der dem “organic feel” des Projekts treu sei. Branding will gelernt sein.

Seitlich der Frontspoiler prahlt das Logo von Yazaki, wo ich letztes Jahr mein Sommerpraktikum absolviert habe (Köln). Ich nehme an sie haben einen komplett wiederverwertbaren Kabelbaum entwickelt, um der Philosophie des Wagens treu zu bleiben. Andere Partner sind Lola (chassis), Scott Racing (Motor), Recycled Carbon Fibre Ltd (Motor Cover), University of Ulster (aerodynamische Teile wie z.B. Barge Board) usw. Eine detaillierte Liste ist auf der offiziellen Website verfügbar.

Hier ist ein Link zu einer kleinen Fallstudie des Projekts, von UTalkMarketing.com

Being Product Manager in the bicycle industry

Aaron Mock, PM for Gary Fisher, presents a 29" wheelset

I often get asked what I’d like to do after graduating from ESSCA, hopefully with a succesfull marketing degree ! A very popular choice within the graduees is product management, starting as junior product manager for example. I started monitoring sport business websites and other comparable feeds related to the cycling industry and came across a couple of very interesting articles and interviews. TheProduct Manager is the “father” of a product, which means that he manages the life-cycle of a product (or range of products) from the cradle onwards. Trek’s product manager for women bikes, Heather Henderson, tells BikeRumor.com thata product manager determines what product will go to market for any given segment. But the bicycle industry seems to show some particularities. More after the break…

Being Product Manager is, as I said, like being a father. Actually I’m not a father and it’ll take me a couple of years before I will, but the comparison seems eloquent to me. A product idea can arise from different sources : a pionneer who spots an unsatisfied need (Mike Sinyard, Specialized founder, invented the mountainbike), a technological breakthrough (same example) or just a company brainstorming aimed to give a lift to an ageing product portfolio (think about the mountain-bike forks of Cannondale, Headshock and Lefty).

Product development involves working with engineers on new concepts or news materials, testing etc. Here is what Tyler Pilger says about his job as Road, Triathlon and Cyclocross Product Manager for Trek : “I work with a team of Industrial Designers and Engineers to determine future projects and current specifications. We do a lot of research both inside and outside the bike industry“. Concerning this “research“, Tyler Pilger says that the major fields of inspiration for his team are automotive, motorcycle and consumer electronics industries. A very succesfull bike here in France, the Triban Road 5, developped and sold by sports retailer Decathlon, was inspired byNYC messengers according to one of the company’s product managers.

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A product manager needs to work with all kind of media to get his products to the customer. Not only to launch a new bike, but also to “bring in new customers from other areas” as Specialized PM Nic Sims explains. For iinstance, he works “with a lot of  motorsport athletes to try to build awareness for Specialized in other non bike related magazines and at events like Moto GP etc“. I wouldn’t have thought about this aspect spontaneously, but it’s interesting to notice indeed. I had other events in mind like stage races, interviews or trade shows. Nic Sims says that visiting this kind of events is essential for the brand to show that Specialized is passionate and involved… well that’s a minimum.

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But being a product manager not only requires creating and launching products targetting specific consumer groups. The manager also has to ensure a valuable service to every single customer in particular by selecting points of sale. That’s what the French distributor of the Swiss brand BMC (Bicycle Manifacturing Company) explains to B2BIKE : “we seek retailers that focus on high-end products, that have strong technical competence and a valuable sales surface that can present several products. Financial strength of the retailer is also essential. BMC bring commercial and technical support (a dedicated catalog, POP, wingflags, stickers etc.)“. This support is very important for the retailer, whose success depends on the attractivity of the store and on the ability to respond to customer’s needs.

Within the Specialized marketing department, there are 16 people working on different fields like web content (corporate website, social media etc.), promotion (in print ads, TV spots etc.) or retailer supply. And while the promotion of the 2009 product range is still going on in stores, the team has to to manage the 2010 range (presentation in mid-2009) and allready work on the products of 2011 and beyond. At Trek’s HQs in Waterloo, the schedule must be quite similar. Heather Henderson, who is quoted in the introduction, details her  activities : “Some days it means I get paid to sit at my computer and talk on the phone about production issues and model details, some days it’s sitting through extensive meetings, some days it’s meeting with dealers, other days it’s research travel to check out market segments or specific events“. And being a product manager seems to be a 24/7 job, because what stands out is that they are always on the look-out for ideas : “I take tons of pictures when I’m out and about to articulate ideas to my colleagues“.

As Nic Sims says, sports marketing (sponsorship) represents “a very large budget as we have a lot of pro road teams and individuals to support“. Specialized is one of the most notorious brands in the pro and amateur peloton. For instance, the red “S” is almost more visible than the “Quick Step” logo on the team apparel, as the following picture of Tom Boonen shows. According to Sean McLaughlin (oncyclingnews.com), the squad is one of the most valuable teams to sponsor in a marketing point of view : “The perceived market value among ProTour teams varies dramatically“. Whatever McLaughlin says, this kind of sponsorship should ad up to an estimated mid-rande seven figure sum !

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Sponsorship not only provides visibility to the brand. The product managers has to collect the rider’s feedback on bikes and equipment in order to continuously improve existing products and to develop new ones. Specialized is “dealing with the best athletes in all sorts of fields and hopefully people can feel the improvements that are being made“. Sure they can. At Trek Bikes, they “have a team liason named Ben Coates whose full time job is to interact with the Astana team and get feedback on equipement“. Combined with thefeedback coming from retailers and customers, the product manager has to find a compromise between technology push and the demand pull to drive innovation.

How do you get to these jobs? Some have a business degree, some have studied art at university and others don’t even have a degree. The common thing about all of them is that they all worked in the cycling industry before getting the job, either working themseves up the hierarchy (Nic Sims started as a bike mechanic in an English store that sold Specialized) or meeting people at races or events (Chad Price, urban bikes PM for Trek, was a semi-pro in the US and France). When asked to Nic Sims how you can start in the business, the answer is as follows : “check out the website Specialized.com and contact our HR department or if you know someone in the company that can pass along a resume to the right people“. Tyler Pilger (black shirt, in the background of the following pic) from Trek stays vague as well,  saying “through some fortunate happenstance, I ended up at Trek“. Ok we get it…

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Links :

  • What it’s like… Specialized Global Marketing Manager Nic Sims, interview published August 17, 2009, on BikeRumor.com
  • What it’s like… Trek Bikes product managers, interview published June 12, 2009, on BikeRumor.com
  • Interview de Paul Didier, Responsable BMC France, interview published June 23, 2009, on B2Bike.com
  • Interview of Olivier, City Bikes product manager for Decathlon, published February 11, 2009, on JePedale.com

Advertisement war within the automotive industry (2006)

This was the first ad, issued by BMW in a magazine in 2006. Watch the rest…

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The German counterpart of the “Bayrische MotorWerke”, Audi who is targetted by BMWs ad, replies by praising its successes at the hardest endurance race of the world : Le Mans.

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Cleverly, Subaru takes advantage of the situation to advertise for its engines. Since, Subaru quitted rally racing sponsorship… and Subaru designers are not flattered by the statement neither.

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Last but not least : Bentley gives it all the finger ! Bentley never recognized issuing this ad, and some say it’s photoshopped. I doubt that the chairman of the British car manufacturer would support the taste… And if you take the advert out of context (the dangers of the web…), it could seriously harm the company. Anyway, watch this :

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The series of ads is very funny. But except the two original “actors” BMW and Audi, what do the others do in the battle ? While Bentley is also part of the Volkswagen group (like Audi), Subaru apparently is a bit isolated in the game. And an a certain way, it’s what the message of “Bentley” is all about. But even if the campaign of Bentley is not official, the battle made it through the world, and the implicated brands undoubtfully took advantage of it.

What about comparative advertising ? Legally, American policy seems to encourage this kind of communication : Comparative advertising, when truthful and non-deceptive, is a source of important information to consumers and assists them in making rational purchase decisions“, especially because they “know of no rule of law which prevents a seller from honestly informing the public of the advantages of its products as opposed to those of competing products“. Ok, but if we count on the advertisers to take purchasing decisions, we would be lost ! Luckilly, we can still count on our minds.

 

 

Just for the bonus, here is a last (genuine) one. Enjoy !

 

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